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Bandidas : quand Bïa et Mamselle Ruiz nous guident en terre latine

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Par
Ariane Cipriani

En 2014, au Festival Nuits d’Afrique, Bïa fait la connaissance de Mamselle Ruiz, alors Révélation Radio-Canada en musique du monde. Trois ans plus tard, alors que la chanteuse d’origine brésilienne est porte-parole de Nuits d’Afrique, elle présente le fruit de sa rencontre avec cette musicienne solaire venue du Mexique.

C’est Bïa qui a lancé l’invitation à Mamselle qui, entre deux albums, n’hésite pas à retourner vers le cirque, sur ses échasses. Les deux femmes ont bien assez de fougue et de charme pour se prendre pour deux « braqueuses » de bonheur estival pendant 10 chansons, où leur chant est bercé par les cordes.

C’est le bois et la voix qui résonnent sur ce disque. En guise d’ouverture, une reprise du thème de la série Narcos, mélodie évoquant le mystère et la tentation. Les deux femmes puisent ensuite dans la samba et ses tambours relevés avec Canto Das Tres Raças, immense succès de Clara Nunes dans les années 70.

Elles rendent aussi hommage à Lhasa De Sela, reprenant le traditionnel Los Peces,que la magnifique et inoubliable chanteuse interprétait sur son premier disque. On y perçoit le même phrasé indompté qui semble appartenir aux gens du voyage.

Les deux musiciennes puisent aussi dans leurs répertoires respectifs, partageant à deux voix Mentira, Flor, Solas et Misterios.

Auparavant, Bïa et Mamselle Ruiz avaient chacune repris le classique Cucurucucu Paloma. À ces deux versions très différentes, pourquoi ne pas en ajouter une nouvelle en duo pour terminer ce périple dans la passion et la mélancolie typiquement latine?