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Magali Simard-Galdès : la muse des Muses

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Frédéric Cardin

J’ai rencontré la soprano Magali Simard-Galdès pour la première fois il y a environ un an. Je suis tombé sous le charme de cette jeune femme pimpante, souriante et amoureuse de raviolis chinois. Elle m’avait parlé d’un projet de spectacles centré sur des compositrices et d’un album qui y serait associé. Cet album, le voici : Muses, dans lequel Magali chante des mélodies pour voix et piano, pour la plupart méconnues, mais ô combien belles et indispensables à tout curieux qui se respecte!

Magali Simard-Galdès possède une voix flûtée, très à l’aise dans les aigus, mais aussi bien ambrée dans les basses. L’artiste est sopreno léger, ce qui veut dire qu’elle est capable de haute voltige vocale. Elle s’amuse dans les passages qui demandent beaucoup d’agilité et de rapidité, ce qui colle parfaitement à son tempérament.

Portrait de Magali Simard-Galdès, réalisé à l’époque de son passage à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal :

Sur Muses, Magali présente un répertoire empreint de mélancolie, comme c’est souvent le cas avec ce type de répertoire, c’est-à-dire la mélodie romantique et contemporaine, ou, si vous préférez, les chansons des 19e, 20e et 21e siècles écrites pour chanteurs classiques. Or, cette mélancolie, ici, est transportée presque exclusivement par des compositrices telles Clara Schumann, Cécile Chaminade, Rebecca Clarke, la Québécoise Ana Sokolovic et Tawnie Olson. La seule exception vient de Francis Poulenc, qui se justifie par le fait que ce sont des pièces écrites sur des poèmes de Louise de Vilmorin. L’honneur est sauf!

Magali Simard-Galdès parle du spectacle Des femmes, une voix, qui est à la base de l’album Muses :

Nous découvrons ainsi des pièces magnifiques, oscillant entre l’impressionnisme, le romantisme et une esthétique moderne très accessible. Des évocations de lunes paresseuses côtoient des histoires de jardiniers amoureux, d’aube mystérieuse ou de paysage onirique voilé.

Le pianiste Olivier Hébert-Bouchard accompagne Magali avec une parfaite sensibilité. C’est un jeune musicien à surveiller attentivement.

La prise de son un peu lointaine me donne envie d’entendre cette voix magnifique de plus près. C’est un peu dommage, mais ce n’est pas si grave. Le plaisir de découvrir des compositrices aussi inspirantes et des œuvres aussi belles, chantées par une jeune artiste aussi talentueuse, compense amplement.

Ces muses avaient besoin d’une muse comme Magali Simard-Galdès!

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