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Christine Jensen sous influence avec l'Orchestre national de jazz

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Par
Ariane Cipriani

À l'occasion du Festival international de jazz de Montréal (FIJM), ICI MUSIQUE vous offre un beau bouquet d'albums qui témoignent de l'excellence de la note bleue au pays. Il s'agit d'un échantillon du festival savamment constitué qu'il vous est possible d'écouter autant de fois que désiré durant le festival à icimusique.ca/fijm, ainsi que sur l'application mobile.

L'Orchestre national de jazz sera en concert le 8 juillet au Gesù.

En 2015, l'Orchestre national de jazz lui a commandé une œuvre. La voici sur disque, cette copieuse suite réalisée par Jacques Laurin dans laquelle l'audacieuse musicienne montréalaise rend hommage à ceux qu'elle admire et qui ont forgé sa personnalité musicale.

« Leurs concepts sonores uniques ont contribué à mon épanouissement, et j’espère que chaque mouvement de ma suite contient un fragment de leur caractère. »

Plusieurs œuvres significatives ont été créées sous l’influence d’une substance, illicite ou légale. Mais la musique en soi est une formidable panacée, capable de générer des sensations physiques et d’élever l’âme. Comme saxophoniste et compositrice, Christine Jensen s’est abreuvée à des sources intarissables pour nous présenter une nouvelle création exaltée de jazz contemporain.

En 2015, l’Orchestre national de jazz lui a commandé une œuvre. La voici sur disque, cette copieuse suite réalisée par Jacques Laurin dans laquelle l’audacieuse musicienne montréalaise rend hommage à ceux qu’elle admire et qui ont forgé sa personnalité musicale.

Sous l’influence de Wheeler, de Jarczyk, de Coltrane, de Konitz et de Shorter

La première dédicace va à Kenny Wheeler, trompettiste londonien né à Toronto, mort en 2014, admiré pour son lyrisme, pour la qualité de son jeu et pour son large registre. Après une ouverture spacieuse, en apesanteur, Jensen invite l’orchestre au complet à converser sur Starbright avec la voix de Sienna Dahlen. La chanteuse, une complice de longue date, vocalise avec agilité et légèreté sur les intervalles.

Vient ensuite l’hommage à l’ancien professeur, le réputé pianiste et compositeur Jan Jarczyk. Un compliment intitulé simplement To Jan.

Avec l’imposant arsenal orchestral, Jensen honore ensuite John Coltrane, plus particulièrement son Giant Steps, standard audacieux et surtout emblématique des changements de ses tonalités.

Pour Sweet Lee, la compositrice puise chez Lee Konitz, s’inspirant de sa version d’Out of Nowhere dans laquelle, avec le pianiste Paul Bley, il se délecte des progressions harmoniques. Après avoir côtoyé personnellement le saxophoniste américain, Jensen s’est penchée à fond sur cette œuvre, jusqu’à en connaître les moindres fragments.

Une finale pour Wayne Shorter

La grande finale est réservée à l’exceptionnel instrumentiste et compositeur Wayne Shorter, avec des improvisations bondissantes de saxophones en liberté, en se jumelant au style des deux ténors.

Under the Influence ajoute un important morceau à l’Orchestre national de jazz qui, depuis sa création en 2012, épate par son ambition et par l’envergure de ses projets. De l’envergure et de la pertinence, Christine Jensen en a pour longtemps.

Autres albums en écoute intégrale.

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