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Thomas Carbou : entre Metropolis et Calcutta

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Frédéric Cardin

Avec Impulse, le guitariste Thomas Carbou nous propose un 15e album où il explore toutes les couleurs et les possibilités sonores de la guitare (entre autres, car il tâte aussi du cuatro et du bouzouki). S'y ajoutent une pléthore de percussions, maniées par Patrick Graham, et des textures électro qui enrobent un voyage à la fois atmosphérique, un brin ambient, et exotique.

Sur Impulse, du groove parfois décontracté, parfois enlevé, où le mélange de sons synthétiques et acoustiques crée un décalage autant géographique que stylistique. On se retrouve ici dans un Orient caressé, effleuré plutôt que littéralement exprimé, ou ailleurs dans une modernité dessinée à travers la pulsation hypnotique d’un minimalisme répétitif à la Steve Reich. Quelques internautes ont mentionné l’influence du groupe Sigur Ros. La comparaison est peut-être exagérée, mais elle donne une idée de l’atmosphère de l’album : quelque part entre le planant et l’énergique.

Écoutez Thomas Carbou parler de son album Impulse à l’émission Quand le jazz est là animée par Stanley Péan :

Entrevue à Quand le jazz est là à propos de son album Impulse

Thomas Carbou

Audio

Ce n’est pas 100 % heureux, certaines pièces étant moins convaincantes, mais celles qui le sont nous accrochent fortement. Je retiens Annica et Sor Rugis pour le côté Reich-Riley (musique minimaliste américaine), Topaz, pour les teintes orientales, Power Line pour l’évocation efficace d’un battement de cœur irradiant d’électricité et Robot Dreams pour la création d’un panorama complètement futuriste qui serait un mélange improbable entre Metropolis et Calcutta.