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Les nouvelles explorations du Shai Maestro Trio

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Par
Ariane Cipriani

Pour ses nouvelles explorations, le trio mené par le pianiste d’origine israélienne s’aventure dans les sonorités électroniques et les voix célestes, avec le même désir de surprendre et d’envoûter l'auditeur qu’à l’habitude.

Shai Maestro compte au nombre desplus éminents pianistes jazz actuels et son trio, formé du contrebassiste Jorge Roder et du batteur Ziv Ravitz, propose ici une nouvelle perspective musicale. Sur ce quatrième album, la polyvalente formation acoustique ne surligne pas l’esthétique électronique, mais l’incorpore avec minutie, conviant les sons synthétiques à accompagner des compositions qui se tiennent déjà solidement.

Le compositeur fait partie de ces artistes libres qui suivent leur instinct, quitte à s’éloigner des carcans du jazz pour trouver une fluidité nouvelle.Cette liberté, on la sent dès A Man, Morning, Street, Rain, qui ouvre cet inclassable Stone Skipper.

The Stone Skipper propose des tempos et des humeurs variés, allant de pièces comme Mirrors, avec un triste piano solo épuré et cinématographique, à des compositions techniquement et rythmiquement plus complexes, tel Stop Motion.

Ce qui envoûte l’auditeur aussi sur ce disque éclectique, ce sont les voix qui viennent du souffle de la chanteuse bulgare Neli Andreeva (qui a déjà collaboré avec le trio pour l’album précédent), et des Américains Theo Bleckmann et Gretchen Parlato. Ensorcelantes dans Without Words, elles frôlent le chant choral dans Kunda Kucha.

C’est la complicité entre les membres du trio et ses invités qui permet autant d’explorations que d’unité, mais aussi une profonde compréhension des possibilités musicales. On peut s’enorgueillir que Shai Maestro soit tombé dans la marmite jazz à 8 ans, en écoutant le Gershwin Songbook, d’Oscar Peterson, et se délecter aujourd’hui de ses explorations fructueuses.