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Trio Rosenberg : Django… sans Reinhardt

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Par
Frédéric Cardin

Un film biographique sur le guitariste Django Reinhardt, ça a de quoi susciter l’intérêt du mélomane, évidemment. Simplement appelé Django, le film, qui n’est pas encore sorti au Québec, est doté d’une trame sonore confiée aux bons services du trio Rosenberg – l’un des ensembles actuellement champions du jazz manouche, style créé par Reinhardt dans la première moitié du 20e siècle.


À écouter aussi :

La culture tzigane en France, c'est le manouche. Le sens de la fête, la mélancolie des lieux temporairement habités, les couleurs et les parfums du perpétuel voyage, voilà qui transpire de cette musique derrière laquelle se cachent toujours un sourire et le mystère d'un peuple fugitif, toujours attachant.

Django Rheinhardt, Bireli Lagrene, Stéphane Grappelli, Christine Tassan et les Imposteures, Angelo Debarre, Christian Escoudé, Latcho Drom, The Lost Fingers, Les pommes de ma douche, Jo Privat, Quintette du Hot Club de France, Patrick Saussois, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.


Il fallait le prévoir : des titres désormais immortels, comme Minor Swing, Belleville, Blues en mineur et Nuages, se retrouvent bien en évidence sur cette trame sonore. Comment en faire l’économie dans un film biographique sur Django Reinhardt?

Le trio Rosenberg est l’un des meilleurs ensembles du genre au monde; il n’y a donc rien à lui reprocher. On pourra aussi faire quelques découvertes, comme Vendredi 13, un titre moins connu. Il y a également quelques compositions de Stochelo, l’un des Rosenberg en question (ils sont deux frères et un cousin). Le style est parfait : du pur Django, à s’y méprendre.

Chronique de Frédéric Cardin à Quand le jazz est là

La trame sonore du film Django, avec le Trio Rosenberg

Audio

Quelques curiosités sont à noter, telle cette pièce chorale, très belle et solennelle (certainement utilisée dans une scène grave et dramatique, mais je ne peux en dire plus, n’ayant pas vu le film), et composée par le réalisateur lui-même! Ou encore cette courte (43 secondes!) pièce d’orgue, écrite par Django Reinhardt pour une Messe inachevée, et que j’entends ici pour la première fois.

Ce qui m’a inspiré cette constatation et la réflexion qui l’accompagne : il n’y a strictement aucun enregistrement d’origine de Django Reinhardt lui-même dans cette bande sonore. N’est-ce pas curieux, considérant qu’il s’agit d’un film sur un musicien ayant pas mal enregistré?