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Amélie et Les Singes Bleus : le pari de l’abondance

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François Lemay

En cette Semaine nationale de la francophonie, nous en profitons pour mettre de l’avant des artistes francophones canadiens.

Après un premier album paru en 2012 qui n’était pas passé inaperçu, voilà que les Torontois Amélie et Les Singes Bleus (ALSB) reprennent leur jazz-chanson française-cabaret pour leur deuxième essai, Entre nous.

La formation, qui s’est fait la main dans les clubs de Toronto, réussit très bien à transférer l’énergie de la scène vers le studio : la machine est bien rodée et cela s’entend. Que cela soit pour ses propres chansons ou une reprise de Cohen (une belle traduction de Dance Me to the End of Love), la cohésion, l’enthousiasme et l’esprit de corps y sont!

Si, en avant-plan, la voix d’Amélie porte les chansons, Les Singes Bleus sont assez solides pour ne pas avoir besoin de prendre toute la place, au risque de transformer les pièces en compétition malsaine entre les musiciens et la chanteuse. Il y a, dans cette façon de faire, une inspiration du travail de Pink Martini, par exemple, qui a su aussi trouver cet équilibre.

En fait, ALSB reprend le flambeau de formations telles Ann Victor ou, à la limite, Polémil Bazar, particulièrement dans leur approche cabaret festif. Le tout empreint d’une chouette naïveté (oubliez le sens péjoratif de mot, ici) contagieuse qui nous fait allégrement taper du pied.

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