Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Angèle Dubeau & La Pietà : Silence on joue, prise 2

L'écoute est terminée

Comme pour le premier Silence, la prolifique musicienne a choisi des œuvres d’un répertoire affectionné internationalement. Et les choix d’Angèle Dubeau, très personnels, ratissent large (au point de doubler la mise!). C’est justement dans la sélection que réside la qualité de ce disque double, très variée, mais d’une épatante cohérence, passant avec fluidité de Mon fantôme d’amour à La leçon de piano en passant par Le fabuleux destin d’Amélie Poulin ou Forrest Gump. Ces compositions judicieusement choisies tiennent en elles-mêmes et s’écoutent d’un bout à l’autre sans l’ombre d’une cassure.

Parmi les compositeurs célébrés, on retrouve à nouveau James Horner (Légendes d’automne), John Barry (Souvenirs d’Afrique) et John Williams (Star Wars). L’estime pour Philip Glass demeure, avec The French Lieutenant Dreams. La violoniste fait aussi un clin d’œil à notre précieux François Dompierre, avec Mon amie Max (Michel Brault).

Évidemment, on affectionne déjà ces mélodies qui donnent l’impression de suspendre le temps, qui suscitent instantanément l’émotion et nous transportent dans la magie d’une histoire inventée. Une sensation fantastique, très présente dans la Suite Harry Potter.

 

Douce mélancolie en fil de trame

Ce disque accessible et grand public aux multiples nuances est inévitablement nostalgique. Avec Angèle Dubeau et les interprètes sensibles de La Pietà, aucune interprétation fade ou opportuniste. On vogue entre pleins et déliés, entre beauté triste et emportements romantiques, les yeux dans le vague et le cœur en valse.

Les puristes pourraient sourciller devant les relectures de Coldplay ou de Michael Jackson. Mais l’intérêt d’Angèle Dubeau pour ses contemporains témoigne d’une ouverture sincère, car c’est aussi le portrait de son époque qu’elle esquisse au fil des disques.

Pour soutenir l’ampleur de ces partitions du 7e art et des séries télévisées, la violoniste agrandit La Pietà à près de 20 musiciennes, ajoutant piano et harpe à sa horde de cordes habituelles. On doit la limpidité du son à Carl Talbot. Les orchestrations et arrangements sont assurés en majeure partie par Gilles Ouellet et François Vallières. L’album a été enregistré à la salle multimédia de l’École de musique Schulich de l’Université McGill.

Joyeux 40e de carrière, Angèle Dubeau!