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Solawa : quand la lumière jaillit du métissage

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Par
Catherine Pépin

Solawa, c’est bel et bien une musique lumineuse interprétée par cinq artistes d’origines diverses, dont une chanteuse métisse, un saxophoniste argentin et un percussionniste iranien.

Le premier album du groupe a été enregistré grâce au prix que ce dernier a remporté à la Vitrine des musiques locales métissées, décerné par ICI Musique.

Il s’ouvre sur une chanson étonnante, trait d’union entre l’Afrique de l’Ouest et le vaste territoire cri. La harpe délicate d’Éveline Grégoire-Rousseau se déploie comme une kora et vient soutenir la voix joliment voilée de l’artiste multidisciplinaire métisse Moe Clark. C’est le contrebassiste Jean Félix Mailloux qui a eu l’idée de créer une rencontre entre ces deux femmes, point de départ du groupe Solawa.

Écoutez le tout nouveau vidéo de la première chanson de l'album:

Dès la deuxième pièce, la formation démontre l’étendue de son répertoire puisqu’on passe de la langue crie à l’espagnol avec El endredado, puis on enchaîne en anglais avec la chanson Shine in Fire, ballade jazzy réchauffée par le saxophone de Damian Nisenson. Retour à l’espagnol avec El entripado, une berceuse veloutée interprétée en duo.

Deux pièces sont en français : Légende et Étoiles, qui nous font découvrir la voix claire de la harpiste Éveline Grégoire-Rousseau.

L’album de Solawa est l’occasion de mettre de l’avant les talents de chacun des membres : la création parlée (ou spoken word) de Moe Clark (Mbira III Tapestry et Divination, a Dream) ou encore la sublime composition orientale du percussionniste Ziya Tabassian (Shab).

Solawa mélange savamment les influences, tout en préservant l’harmonie, résultat de l’évidente complicité de ses membres.