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Godspeed, le baptême de feu de Naya Ali

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Mathieu Valiquette

Depuis son arrivée dans le milieu du rap, en 2017, elle ne cache pas ses ambitions; la Montréalaise d’origine éthiopienne Naya Ali a des visées internationales. Après un microalbum qui l’a placée sous les projecteurs de la scène hip-hop canadienne en 2018, la voici de retour avec la première partie de son premier véritable album : Godspeed: Baptism (prelude).

En 2018 quand Rebecca Makonnen en entrevue lui a demandé ce qu’il manquait au rap présentement, elle a répondu avec un sourire dans la voix : « Moi. C’est moi qui manque. Je veux être la personne dont j’avais besoin quand j’étais petite. » Près de deux ans plus tard, elle montre de quel bois elle se chauffe avec ces huit nouvelles pièces, dont un remix de Get It Right, sur lequel on peut entendre le vétéran du hip-hop québécois Souldia.

Les deux premiers titres, courts et très solides, nous montrent une interprète mature et déjà en pleine possession de ses moyens. Avec sa voix rocailleuse, un bagout évident et une production qui n’a rien à envier aux grosses pointures américaines, Naya Ali fait bonne impression.

Sur For Yuh, une « grouillade » dancehall, et sur la sombre Shea Butter, avec son refrain chanté, c’est son côté beaucoup plus pop qu’elle déploie. Un atout précieux lorsqu’on veut que ses chansons traversent les frontières. Le simple Godspeed, quant à lui, rappelle l’énergie et la concision de la chanteuse M.I.A lorsqu’elle a enflammé la scène musicale indépendante il y a déjà une quinzaine d’années.

Si tout se passe bien, nous aurons le droit à la suite de cet album à l’automne, mais pour l’heure un constat s’impose déjà : les portes de la grande ligue sont ouvertes pour la jeune trentenaire.