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Dévorantes : Aloïse Sauvage s’élève haut dans les airs

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François Marchesseault

Née en France au début des années 90, Aloïse Sauvage embrasse avec fougue (et succès) toutes les formes d’art : cinéma, théâtre, danse, cirque et musique, depuis 2019, année de parution de son microalbum Jimy. Elle a enflammé la scène musicale française jusqu’à obtenir une nomination dans la catégorie révélation scène lors des 35es Victoires de la musique. Dévorantes, son premier album complet, est une pulsation hip-hop effrénée, sur une poésie engagée, ouverte sur les autres et déclamée en slam avec autant de rage que de joie.

Je dois l’avouer, le phénomène musical Aloïse Sauvage ne s’était pas rendu jusqu’à moi. Chose faite, je dois admettre que celle que l’on a vue en tant que comédienne dans 120 battements par minute, du réalisateur Robin Campillo, ou encore Les fauves, de Vincent Mariette, a de quoi faire tourner les têtes. Avec son hip-hop flirtant avec la pop ainsi que sa voix passée à travers un correcteur de tonalité (autotune), elle s’inscrit dans l’air du temps. À la fois près des artistes belges Angèle et Roméo Elvis, ou des Français Eddy de Pretto et Suzane pour sa vivacité et cette forme d’urgence créative, Aloïse Sauvage trouve son authenticité dans son approche multidisciplinaire.

Dévorantes, mes trois pièces favorites :

  • Omowi
  • Dévorantes
  • À l’horizontale

La jeune musicienne de 27 ans a une démarche artistique sincère et éclatée. Sa poésie, qu’elle peaufine depuis son enfance, nous livre des histoires d’amour, de rêve, de liberté, de tristesse et d’émancipation. Il y a aussi les peurs, les angoisses et les envies, tout ce qui dévore la jeune autrice dans sa tête et dans son cœur, comme elle l’expliquait récemment à l’animateur Yann Barthès lors de son passage à l’émission Quotidien. Sur Omowi, elle adresse un doigt d’honneur bien senti aux homophobes en célébrant du même coup la diversité et l’inclusion.

« On s’cachait, maintenant on s’élève / C’est pas avachi sur les clichés qu’on changera les règles / Ils crachaient, maintenant on riposte / C’est pas en restant sans rien dire qu’on changera la donne » – Extrait de la pièce Omowi

C’est sur scène, lors du festival Rencontres trans-musicales de Renne, en 2018, qu’Aloïse Sauvage a pris littéralement son envol comme chanteuse. En utilisant ses habiletés d’artiste circassienne (elle a étudié trois ans à la réputée Académie Fratellini, en France), elle a complètement subjugué le public en s’élevant au-dessus de la scène à l’aide d’un câble accroché à son micro.

Voyez un aperçu des prouesses acrobatiques qu’effectue Aloïse Sauvage sur scène dans cette vidéo pour la pièce Présentement, tirée de son microalbum Jimy, paru en 2019 :

Si vous aimez les musiques et le son de Chaton, de PNL, de Lomepal et d’autres compatriotes d’Aloïse Sauvage, il y a de fortes chances que vous trouviez votre compte dans la belle folie musicale présente sur Dévorantes. Cette boulimique des arts réussit avec éclat son saut dans l’univers de la musique.


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