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Thom à la ferme

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François Lemay

Pour son dixième album, l’auteur-compositeur-interprète Thomas Fersen nous fait de nouveau visiter son bestiaire sur fond hautement métaphorique. Mais, il fait cette fois-ci cavalier seul en produisant lui-même ce solide Un coup de queue de vache.

Thomas Fersen est un peu désabusé, dépassé même, par cette industrie musicale obsédée aujourd’hui par l’écoute en continu. Comme il peinait à trouver sa place alors que ses compagnons de la nouvelle chanson française du début des années 90 s’en sortaient un peu mieux, il a décidé de prendre ses chansons, et son argent, pour autoproduire cet album.

Pourquoi parler ici du rapport qu’entretient Fersen avec l’industrie? Parce qu’il est un des thèmes centraux d’Un coup de queue de vache. Même si l’on ne patauge pas dans l’album concept, ce vague sentiment de désabusement donne du corps aux textes, qui nous permettent plusieurs lectures.

Et, au milieu de tout ça, se trouve une sympathique reprise de Testament, de Fred Fortin, un beau de clin d’œil à celui qui a réalisé Trois petits tours, de Fersen, sorti en 2008.

Il ne faut toutefois pas s’inquiéter de ce ton qui peut paraître un peu plus sombre. Les métaphores demeurent chaleureuses et lumineuses, et les arrangements pour le quintette à cordes, qui constituent l’essentiel des musiques, rendent le tout très agréable à l’écoute ou à la réécoute, si l’on veut être en mesure de saisir l’ensemble de la proposition.

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