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Le voyage musical interstellaire du DJ Kid Koala

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François Marchesseault

Dès les premières mesures de The Observable Universe, pièce qui ouvre Music to Draw to : Satellite, sixième album de Kid Koala, on se laisse entraîner dans un voyage fascinant qui ne prendra fin qu’à l’atterrissage, avec la pièce Nightfall : Pale Blue, près de 72 minutes plus tard.

Il y a dans ce nouvel album de Kid Koala une lenteur et une douceur qui portent l’auditeur à prendre le temps, peut-être même à s’arrêter pour un moment et s’imprégner de ces musiques et sonorités presque venues d’un autre monde. Il y a de l’espace, c’est aérien… spatial. La réalisation soignée nous laisse à penser que l’album est une seule et longue piste qu’il serait difficile d’acheter ou d’écouter à la pièce.

Eric San, alias Kid Koala, parvient à créer un univers aux textures riches, envoûtantes et cinématographiques. Le voyage porte à la méditation, à la contemplation, à la création et au ressourcement.

La chanteuse islandaise Emiliana Torrini vient ajouter sa voix sur la moitié des 18 pièces que contient l’album. Une voix tout aussi envoûtante que les musiques de Kid Koala et qui se fond à merveille dans les atmosphères du célèbre platiniste.

Une fois arrivé au bout du périple musical interstellaire auquel nous convie Koala, on ne souhaite que reprendre le chemin des étoiles. Y retourner à nouveau, comme si quelque chose nous avait échappé de ces musiques, de ces sons et de ces ambiances. Valider que ce flottement intérieur était bien réel.

Music to Draw to : Satellite est le genre de proposition artistique trop rare, qui se laisse apprivoiser, tout doucement, au même rythme que les expérimentations sonores de Kid Koala.


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