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Data Mirage Tangram ou le retour du groupe culte The Young Gods 

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Mathieu Valiquette

À la fin des années 80, un groupe suisse du nom The Young Gods a créé une brèche dans l’univers de la musique électronique et industrielle. Avec son rock sauvage et incisif et l’usage innovant du sampler, le trio a influencé bon nombre de musiciens importants, comme Mike Patton, David Bowie et Trent Reznor. Trente-quatre ans après la création du groupe, avec une dizaine d’albums au compteur, The Young Gods sont de retour avec du nouveau matériel.

Le processus créatif qui a mené à l’enregistrement de ces sept nouvelles pièces est assez inusité. En 2015, le Cully Jazz Festival invite les trois musiciens pour une résidence de cinq jours dans un petit bar en marge du festival. Durant ces longues soirées d’improvisation aux allures de laboratoire, ils improvisent sur des thèmes qu’ils peaufinent au fil de la semaine. De ces séances sont nées les maquettes qui allaient servir pour Data Mirage Tangram.

Plus électro que rock

Même s’ils ont fait appel à Cesare Pizzi, un des membres fondateurs du groupe, les « Jeunes Dieux » ne font pas nécessairement un retour aux sources sur cet album, le premier depuis Everybody Knows en 2010. Plus que par le passé, on sent un désir d’homogénéité globale sur ce nouvel album. « Il y a notamment quelque chose en ce qui concerne le tempo : c’est déjà, à la base, moins rapide, plus posé que par le passé, et il y a moins de ruptures, en effet », répondait le meneur du groupe Franz Treicher au journaliste French Godgiven du webzine Addict Culture.

Donc moins de guitares agressives et plus de psychédélisme à la Pink Floyd ou les premiers Tangerine Dream, pourrait-on résumer rapidement pour parler de ce nouvel opus. C’est l’atmosphérique Entre en matière qui sert d’amuse-gueule et nous fait décoller doucement vers la suite, assez aventureuse. Tear up the Red Sky, qui suit, rappelle étrangement la mélodie et la force de frappe de Bullet the Blue Sky, de U2. Serait-ce un clin d’œil? Vient le single très efficace Figure sans nom, que Depeche Mode n’aurait pas reniée.

La déstructurée et glauque Moon Above sert de point de bascule pour la deuxième partie de l’album, qui se veut plus audacieuse. All my Skin Standing, avec ces 11 minutes sur le fil du rasoir, est sans doute la pièce de résistance de l’opus. Les guitares obsédantes à la fin de You Gave Me a Name sont le dernier soubresaut avant Everythm, une pièce atmosphérique qui nous fait redescendre en douceur.

The Young Gods seront en spectacle le 27 août au bar Le Ritz PDB à Montréal, le 29 août au FME à Rouyn-Noranda, et le 1er septembre au d’Auteuil à Québec.