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Tamino : entre volupté, puissance et incandescence

L'écoute est terminée

Par Émilie Pelletier Grenier

Tamino est un jeune auteur-compositeur-interprète belge. Il fait paraître Tamino : live à l’Ancienne Belgique, qui est en fait un minialbum capté en concert où il joue trois pistes de son album précédent Amir, en plus d'une reprise. Et quatre pistes, c’est tout ce qu’il faut pour comprendre la richesse de la proposition de l’artiste.

À la première écoute, il est dur de croire que Tamino, de son nom complet Tamino-Amir Moharam Fouad, n’a que 22 ans tellement sa voix est puissante.

Tamino donne dans un registre autant grave que haut perché. Il pose sa voix riche et pleine essentiellement sur de la guitare. Sa musique pourrait être qualifiée d’indie-rock ou d’indie-pop, et sa voix n’est pas sans rappeler tantôt celle de Leonard Cohen et tantôt celle de Thom Yorke (Radiohead). Colin Greenwood, membre de ce dernier groupe, collabore par ailleurs à deux des quatre pistes de l’album.

Dans les arrangements vocaux et musicaux, et dans les fioritures vocales auxquelles le chanteur s’adonne, on perçoit aussi aisément ses origines égyptiennes grâce à des sonorités davantage orientales. Sa voix se prête autrement gracieusement à la pièce Seasons, qu’il reprend du défunt chanteur Chris Cornell (Soundgarden). Le principal défaut de ce microalbum est donc qu’il est trop court.

Le jeune artiste européen a déjà fait résonner sa musique dans plusieurs salles, notamment au Royaume-Uni, en Belgique, en France et en Allemagne, mais voilà qu’il veut traverser l’Atlantique. Tamino se produira le 2 juillet au Festival international de jazz de Montréal.