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Le robot, de Léo Piché : tracer son parcours

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Olivier Robillard Laveaux

Lorsqu’ils suivent les traces de leurs parents, les « enfants de » n’ont pas toujours la vie facile. Si leur nom de famille leur ouvre des portes, la pression de performer y est inhérente. Dans le milieu musical, certains préfèrent taire leurs liens familiaux en utilisant un nom d’artiste ou en se dissimulant parmi les membres d’un groupe. D’autres les assument pleinement, mais en ayant fait leurs preuves tapis dans l’ombre plusieurs années. C’est le cas de Léo Piché, qui lance son premier mini-album : Le robot. Piché comme dans le fils de Paul.

Contrairement aux albums de Jérôme Charlebois, Le robot ne nous permet pas de déceler que son créateur est le fils d’un monument de la chanson québécoise. Musicalement, les quatre compositions du mini-album évoquent la pop vitaminée d’un Claude Bégin ou d’Alfa Rococo. Les arrangements signés par Léo Piché lui-même sont parfaitement exécutés, pas si originaux, mais accrocheurs. On voit facilement Un dernier verre ou la pièce-titre se faufiler sur les ondes des radios commerciales.

Nous sommes loin du folk de feu de camp ou de la chanson patriotique. Loin également des racines brésiliennes qui ont marqué la carrière musicale de Léo, amorcée il y a maintenant une quinzaine d’années. À 37 ans, Léo Piché n’a pas brûlé d’étapes. Étudiant en musique à l’école Pierre-Laporte à Montréal et diplômé du Cégep de Saint-Laurent en percussions latines, le musicien a aussi étudié en composition à l’Université de Montréal et a fondé une école de percussions brésiliennes, Baturica, aussi le nom d’un ensemble musical qu’il dirige.

Il a bien joué avec quelques groupes influencés par les musiques du monde, dont la Chango Family, mais la pop l’a toujours intéressé. En entrevue avec Le Journal de Montréal, l’auteur-compositeur-interprète s’est dit fan de Dumas, de Yann Perreau, de Julien Doré, de Coldplay et de Bruno Mars. « En fait, j’essaie de rester fidèle à ce que je suis et ce que j’aime », explique-t-il.

Réalisé par Maxime Lalanne (qui a joué de la batterie pour Marie-Mai, Marc Dupré, Ludovick Bourgeois, Dany Bédar, Dan Bigras et autres), Le robot est une carte de visite qui permettra à Léo Piché et sa maison de disques, Audiogram, de prendre la température, comme le veut l’expression. Si la réponse est bonne, le chanteur a déjà une quinzaine de compositions en réserve pour se produire en concert et préparer un premier album complet.

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