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Charles Richard-Hamelin : toujours Chopin, toujours épatant

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Frédéric Cardin

Charles Richard-Hamelin fait paraître un album où il joue la musique qui lui colle à la peau, que dis-je, qui l’habite sous la peau : celle de Chopin. Avec l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) dirigé par Kent Nagano, ce sont les deux magnifiques concertos du compositeur qui sont donnés à entendre sur l’album Chopin : concertos nos 1 et 2.

Dire que Charles Richard-Hamelin est ici dans son élément serait marteler une évidence. Le lauréat de la médaille d’argent lors du Concours Chopin de Varsovie en 2015 a presque fait de Chopin sa signature. Mais le plus beau dans l’affaire, c’est qu’il n’est pas devenu une caricature de lui-même, encore moins de cette musique.

On dirait qu’il l’interprète avec la même fraîcheur juvénile chaque fois qu’il la joue. Un sens du phrasé, de la fluidité des lignes et surtout de l’attente, ne fut-ce qu’une fraction de seconde, telle une essentielle respiration, avant d’entamer la prochaine idée, tout cela fait de son Chopin l’un des plus naturels et vivants sur la scène musicale actuelle. Étant donné que la prise de son a été réalisée en concert à la Maison symphonique de Montréal lors d’une série de prestations les 11, 12 et 14 octobre 2018, la preuve de cela est d’autant plus probante.

Charles Richard-Hamelin et les pianos derrière son succès
Charles Richard-Hamelin et les pianos derrière son succès

Charles Richard-Hamelin ne peut traîner son piano partout avec lui comme un guitariste ou un violoniste peut le faire avec son instrument. Par chance, il est tombé sur le piano de ses rêves, un Yamaha CFX, lorsqu’il a participé au 17e Concours international de piano Frédéric Chopin, à Varsovie. « Des fois, je sentais que je perdais le contrôle à cause [de la nervosité], et le piano répondait quand même. C’est comme s’il m’aidait à traverser ces épreuves », dit le musicien, qui a raflé la médaille d’argent à ce concours prestigieux, une première pour un Québécois.

Audio

L’OSM, dirigé par Kent Nagano, apporte un soutien agréable, impeccablement moelleux, tel un coussin douillet sur lequel se déposent les perles sonores du soliste. C’est un choix esthétique qui se défend. J’ai entendu d’autres orchestres participer à la conversation de façon plus active, plus dynamique, ce qui peut électriser adéquatement toute cette musique (à condition de ne pas exagérer). J’avoue aimer la deuxième façon de faire, sans toutefois dénigrer la première.

À vous de voir. Et d’écouter!

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