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DEAD. : Dead Obies est mort, vive Dead Obies!

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Par Émilie Pelletier Grenier

Comme le veut l’expression consacrée des grandes monarchies françaises, le Dead Obies qu’on a connu n’est plus. Avec DEAD., le groupe a mis en scène ses propres funérailles pour mieux renaître de ses cendres. Et la résurrection n’est pas sans choquer.

Le troisième opus, DEAD., est une démonstration que le collectif est loin de s’essouffler, malgré le départ récent de l’un de ses membres (Yes Mccan), qui est plutôt une occasion de renaissance. Il serait réducteur de penser que l’évolution et le changement de cap puissent être dus uniquement à la sortie de Yes (Oui) Mccan.

Dead Obies - Oh boy!

Dead Obies se targue d’avoir créé un objet qui soit la concrétisation pure et simple des désirs de ses membres. Ils ont fait ce qu’ils avaient envie de faire. Il en résulte un disque où le verbe est un peu moins mis de l’avant pour laisser la pleine place aux sons du producteur et concepteur rythmique (beatmaker) Vnce Carter.

DEAD. est aussi bien loin de ce qui l’a précédé, c’est-à-dire le très chargé et complexe Gesamtkunstwerk. Le troisième album n’a peut-être pas les mêmes visées conceptuelles de l’art total, mais il n’est pas moins complet.

Ce sont surtout le ton et les nouvelles textures qui surprennent. Dead Obies y va de sons électros, trap (Dirty South), souvent associé au son américain, et même pop. Les textes sont plus simples et tiennent moins du soliloque. Il n’est plus question d’utiliser son temps de parole afin de plaider pour le franglais ou de raconter la jeunesse banlieusarde, ce fameux sud sale. Joe Rocca, 20some, Snail Kid et O.G. Bear relatent ce que c’est d’être eux dans les aléas du succès.

Les pièces les plus abouties sont sûrement Doo Wop et André. La première étonne avec des accents pop et R’n’B et la seconde, avec une trame noise trap très lo-fi.

S’il s’inscrit sous le signe de la nouveauté, Dead Obies est sans contredit porté par les mêmes rappeurs techniciens qu’on connaît. Et à regarder Montréal $ud comme point de départ, DEAD. laisse nécessairement croire à un règne durable et prolifique.

Dans la francophonie, aux quatre coins du monde, la scène hip-hop est riche et effervescente. L'émission Rapophonie braque les projecteurs sur le rap, le trap, l'afrotrap et d'autres bons rythmes qui s'écoutent un peu partout – et en français, s'il vous plaît. De Montréal au Mali en passant par le Maroc et la Belgique, découvrez cette webradio qui vous fera assurément remuer la tête. On y va à fond quand le beat est bon!

Alaclair Ensemble, Booba, Lomepal, Roméo Elvis, Dead Obies, Soprano, Aya Nakamura, Nekfeu, Orelsan, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.