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MONtreal, d’Elizabeth Shepherd : cartographie jazz

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François Lemay

La pianiste et chanteuse montréalaise Elizabeth Shepherd occupe une place tout à fait particulière sur la scène jazz mondiale. Considérée comme une virtuose du genre, Shepherd fait partie de ces musiciens qui sont capables d’intégrer des sonorités et des façons de faire venant d’autres genres, l’électropop pour ce qui nous préoccupe ici, sans que l’on s’en rende compte, comme dans la musique d’Esperanza Spalding, par exemple, où tout semble dosé et placé au bon endroit, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

L’album MONtreal est le début d’un triptyque ambitieux qui sera constitué, aussi, d’un album visuel et d’un disque vinyle. À la base de cette démarche, il y a cette volonté chez la chanteuse de saisir le pouls de Montréal. Pour ce faire, elle a réalisé pendant quatre ans des entrevues avec des gens, au hasard des promenades.

Des musiciens de haut calibre

Accompagnée de solides musiciens, François Jalbert à la guitare, Rémi-Jean LeBlanc à la contrebasse, Mark Nelson et Rich Irwin à la batterie ainsi que Jacques Kuba-Séguin et Andy King à la trompette, Shepherd nous offre un album abouti, aux mélodies parfois un brin surprenantes, mais qui nous gardent sur le qui-vive. Pour ce qui est des arrangements – électro-jazz avec une touche de pop –, ils sont tout simplement à point. Particulièrement pour les pièces Tio'tia:ke, Suits and Ties et La boxe, qui ressortent du lot. Notons aussi que Shepherd passe avec brio de l’anglais au français de la même façon qu’elle joue avec les arrangements, pour notre grand bonheur.

Bref, il s’agit d’un album résolument contemporain, bien ancré dans l’ici et le maintenant d’une chanteuse au sommet de son art. Quoi demander de plus?