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Antoine Lachance, éponyme et harmonieux

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Nathan LeLièvre

Le deuxième album d’Antoine Lachance porte son nom, simplement. Il porte aussi la marque d’un chanteur qui cherche à innover en s’inspirant des tendances musicales qui sont dans l’air du temps. Les mélodies sont soutenues par des arrangements où les guitares dominent et sont souvent enveloppées par des sons continus, vaporeux et synthétiques. Il s’agit d’une différence par rapport à son premier album, Cimetière d’avions, où piano et guitare s’échangeaient l’avant-plan instrumental.

Après une entrée en matière orchestrale quasi cinématographique (Le vertige de l’impossible), on constate qu’Antoine Lachance aura fait le pari payant d’accorder une place de choix aux chœurs, et ce, pour plusieurs chansons (Rien sans toi, J’ai un cœur, Feu sacré). Les choristes enrobent très bien la voix à la fois ronde et métallique du chanteur. Le premier extrait officiel, Rien sans toi, met d’ailleurs en valeur sa souplesse vocale; il joue très bien avec ce que certains appellent « la voix de tête » sur un refrain accrocheur très radiophonique. C’est le genre de chanson qui accompagne bien le lever du soleil, le café et le journal. La table est donc mise pour le reste de l’album, empli d’une douce énergie et d’harmonies vocales.

Quelques chansons ressortent du lot. Le courage du vaincu, qui se transforme à mi-chemin; on a presque l’impression qu’il s’agit de deux différentes chansons en une seule. Le plus beau des pièges, quant à elle, est parmi les plus allantes et nous offre des lignes de basses plus mobiles et un solo de sax rappelant des pièces qu’on entendait à la radio AM dans les années 80. On ne regrette pas de s’être rendu à la fin de l’album quand on entend Feu sacré, dont l’instrumentation dépouillée laisse toute la place à la voix. D’ailleurs, sur l’ensemble de l’album, la voix aurait sans doute profité d’une plus grande mise en valeur (comme c’est le cas sur Demain, par exemple), plutôt que d’enrobage par des effets à la mode (comme dans Chanson sans importance et Le creux de la vague).

C’est Antoine Lachance lui-même qui signe la réalisation, de concert avec Patrice Pruneau et Maxime Reed-Vermette. Ensemble, ils ont a relevé quelques défis, dont la transformation électronique des sons de batterie sur J’ai un cœur. Antoine Lachance a aussi écrit la presque totalité des textes (dont certains bouts dateraient d’il y a une quinzaine d’années) et des musiques, hormis une chanson qu’il a créée en collaboration avec son ami de longue date François Larivière. En somme, ce deuxième album d’Antoine Lachance a raison de porter le nom de l’artiste; celui-ci y a apposé sa griffe à tous les niveaux. Il le souhaite clairement représentatif de son parcours jusqu’à ce jour. Il peut être fier d’un travail acharné et soigneux.

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