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Les Wagner pour tous, signé Alexandre Da Costa et son Stradivarius

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Par
Nathan LeLièvre

La voix et le violon. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de cordes qui vibrent et qui ont le pouvoir de nous émouvoir, parfois de façon inexplicable. Alexandre Da Costa nous propose, sur Stradivarius à l’opéra II : Wagner, de substituer son violon aux voix et aux instruments habituels. Il le fait pour nous offrir soit de faire connaissance avec les Wagner (père et fils sont à l’honneur), soit de redécouvrir sous un autre jour des moments musicaux familiers.

On ne s’étonne absolument pas de la virtuosité d’Alexandre Da Costa. Il a roulé sa bosse dans une longue liste de villes qui sont des plaques tournantes du classique dans le monde. D’ailleurs, il a annoncé récemment avec enthousiasme qu’il délaisserait bientôt quelques-uns de ses engagements à l’étranger pour revenir chez lui et prendre les rênes de l’Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL).

Au service de l’ensemble, grand ou petit

À défaut d’être surpris par son immense talent, on demeure admiratifs. Alexandre Da Costa est élégant, juste, habile et sensible. Mais ce qui mérite encore davantage d’être souligné, c’est son humilité musicale. Il ne s’érige pas en vedette à tout prix. Il laisse toute la place qui lui revient au Staatskapelle Halle (sous la baguette de Josep Caballé-Domenech) sur le concerto de Wagner fils. Dans la paraphrase de Parsifal, on a même l’impression par moments d’avoir affaire à un quintet à cordes plutôt qu’à un soliste et un quatuor (le quatuor Utrecht, en l’occurrence). Visiblement, Alexandre Da Costa aime travailler en collégialité. Cette même collégialité, il espère l’instaurer à l’OSDL, selon ce qu’il disait dans un entretien donné au Courrier du Sud lors de sa nomination à la direction artistique. En revanche, soyez assurés qu’il sait toujours occuper le premier plan avec brio : la paraphrase de Siegfried en est la preuve.

Rendre les Wagner accessibles

Pour ce qui est des adaptations de Parsifal et de Siegfried pour petit ensemble, il faut avouer que c’est particulier d’écouter Wagner père dépouillé de ses cuivres, percussions et autres. On se trouve alors plongé dans un univers qui ressemble bien plus à ses (rares) musiques de chambre. Ces arrangements sont signés par deux compositeurs québécois, Éric Lagacé et Frédéric Chiasson. Grâce à leur génie, on s’éloigne de ces récitatifs traditionnels, souvent très tendus qui – bien qu’ils puissent être dramatiquement captivants – peuvent être rébarbatifs pour les oreilles moins rompues à l’opéra (sans compter que Parsifal, dans son intégralité, dure quatre heures). En revanche, le quatuor Utrecht est si habile dans ses nuances qu’on oublie parfois qu’on est à effectifs réduits. Ses pianissimos et ses fortissimo sont aussi convaincus qu’ils sont convaincants.

Certains puristes seront peut-être tentés de crier à l’hypersimplification ou de dire qu’on fait de la quasi-pop (au mieux du néo-classique) avec Wagner (le père, en particulier) sur cet album. Ne leur déplaise, les fervents de la pop vous diront qu’ils ne se reconnaissent pas dans l’union d’un Stradivarius avec un orchestre symphonique ou encore avec un quatuor à cordes. En revanche, tant mieux si des amateurs de musique populaire ont soudain le goût de tendre l’oreille vers les répertoires wagnériens. Après tout, la démocratisation et la démystification de la musique classique sont chères à Alexandre Da Costa. Et l’on ne fera jamais trop d’efforts en ce sens!

Violon

Quiconque s'intéresse au violon sera comblé par cette liste d'écoute musicale qui dresse un large portrait de la musique écrite pour cet instrument. Des Concertos de Vivaldi aux sonates de Brahms, des Partitas de Bach aux Caprices de Paganini, les plus grands chefs-d'oeuvre sont là, et avec des interprètes de premier rang.

James Ehnes, Hilary Hahn, Alexandre Da Costa, Yitshak Perlman, Yehudi Menuhin, etc.

Cette liste d'écoute aléatoire et gratuite a été préparée avec soin par notre équipe.

Opéra

Ce sont certaines des plus puissantes mélodies jamais écrites. Les airs et extraits d'opéras ne laissent personne indifférent, qu'ils soient de Mozart, Rossini, Bellini, Verdi, Massenet, Puccini, Wagner, Britten, ou bien d'autres. Découvrez pourquoi ils sont si irrésistibles avec cette webradio consacrée uniquement au grand art du lyrisme vocal issu d'une tradition de plus de 4 siècles!

Luciano Pavarotti, Placido Domingo, Jonas Kaufmann, Maria Callas, Renée Fleming, Diana Damrau, Karina Gauvin, Marie-Nicole Lemieux, Léopold Simoneau, Pierrette Alarie, Joseph Rouleau, Suzie Le Blanc, Julie Boulianne, etc.

Cette liste d'écoute aléatoire et gratuite a été préparée avec soin par notre équipe.