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Sorties d’albums 2017 : notre palmarès de la mi-année
Par
François Marchesseault

Comme chaque année, l’équipe d’ICI MUSIQUE a entrepris un exercice difficile et subjectif : dresser un palmarès des meilleurs albums parus au cours des six derniers mois. Voici donc les 35 albums incontournables, par genre, qui sont sortis depuis janvier.

Top 35 mi-année 2017 en chanson / pop.

Peter Peter – Noir éden
Le Québécois maintenant installé en France lançait en février un troisième album à la fois envoûtant, pop et dansant. Des morceaux nocturnes d’une redoutable efficacité, où l’on trouve peut-être la meilleure chanson de l’année : Vénus. Noir éden a toutes les qualités d’un grand disque qui traversera le temps.

Peter Peter chante Noir Éden

Isabelle Boulay – En vérité
Avec aux commandes Benjamin Biolay, son complice de longue date, Isabelle Boulay propose un premier album de chansons originales depuis 2011. Les nombreux collaborateurs (Raphaël, Alex Nevsky, Carla Bruni, Julien Clerc, Béatrice Martin) offrent à Isabelle des ballades sentimentales et sensuelles en harmonie avec sa voix éraillée et parfaitement maîtrisée. En vérité est un disque pour les amateurs de la première heure de la talentueuse interprète.

Damien Robitaille – Univers parallèles
De toute évidence, l’ami Damien aime répandre la joie autour de lui. Univers parallèles est un disque à l’esthétisme des années 70, mais aux chansons actuelles, enjouées et débordantes d’énergie. Robitaille chante et raconte encore la vie à coup de métaphores colorées qui le caractérisent si bien depuis ses débuts, mais cette fois, avec une maturité nouvelle.

Philippe B – La grande nuit vidéo
Après Ornithologie la nuit, paru en 2014, Philippe B nous invite à une autre nuit de confidences. Quatorze nouvelles chansons berçantes, cinématographiques, et toujours nourries à la musique classique. L’auteur-compositeur-interprète, arrangeur et réalisateur vient confirmer une fois de plus son immense talent et la place importante qu’il occupe dans l’univers de la chanson francophone.

Vincent Vallières – Le temps des vivants
Malgré des propos parfois moroses, Vallières offre un septième album musicalement joyeux et revigorant. Fidèle à ses thèmes, à sa musicalité et à sa simplicité, l’auteur-compositeur continue ici de chanter le temps et l’amour. Il nous a habitués au fil des ans à des albums soignés et de grande qualité, et Le temps des vivants ne fait pas exception à cette règle.

Patrice Michaud – Almanach
Le talent de Michaud pour manier la langue s’entend plus que jamais sur ses 11 nouveaux récits où le territoire et la romance se déploient en toile de fond. Réalisé par Philippe Brault, Almanach offre un brillant équilibre entre le rock et les ballades. L’anse blanche est l’un des nombreux petits chefs-d’oeuvre de la chanson qui se trouvent sur ce troisième album du grand Gaspésien. Patrice Michaud prouve une fois de plus qu’il est un mélodiste hors pair.

L'Anse blanche - Patrice Michaud

Ludovic Alarie – L’appartement
Un deuxième album tout en douceur, en subtilité et en lenteur pour Ludovic Alarie. Une oeuvre à part entière, hors des standards radiophoniques, où l’on entend des pièces instrumentales autant que des explorations artistiques de six minutes (Chanson pour Suzanne). L’appartement est le fruit d’un créateur qui souhaite laisser de la grande beauté sur son passage.

Top 35 mi-année 2017 en jazz.

Chris Thile and Brad Mehldau
Duo improbable que celui du pianiste jazz Brad Mehldau, habitué des improvisations teintées d’influences allant de Bill Evans à Keith Jarrett, en passant par Bach, Prokofiev ou Radiohead, et du mandoliniste folk Chris Thile, enraciné dans le bluegrass américain. Et pourtant, la recette fonctionne. On reprend Dylan, Joni Mitchell, Elliot Smith, etc., et ce, avec beaucoup d’intelligence et de subtilité. On est loin des clichés, mais on ne fait pas pour autant dans l’expérimental déconnecté du public. Le genre de surprise musicale qu’on adore.

John Abercrombie – Up and Coming
On a connu le guitariste John Abercrombie plus avant-gardiste. Ici, il propose une palette plus introspective, plus lyrique que ce à quoi il nous a habitués. Avec le poète pianiste Marc Copland, on ne peut en être surpris. Et quelle délicate beauté, comme une toile subtilement dentelée, tissent ici les musiciens du quatuor complété par Drew Gress à la contrebasse et le pointilliste Joey Baron à la batterie.

Somi – Petite Afrique
Petite Afrique est un hommage aux racines africaines du quartier Harlem, situé sur l’île de Manhattan. Somi est une étoile montante du jazz, Américaine d’origine rwandaise et ougandaise. La justesse et l’intelligence de ses propos, la qualité de la musique qu’elle construit pour les habiller, tout cela en font une artiste à surveiller de près dans les années à venir. Cet album est la première pierre dans l’élaboration d’une future carrière de très haut niveau, à n’en pas douter.

Hichem Khalfa – Réminiscences
Le grand talent du trompettiste montréalais Hichem Khalfa se concrétise avec Réminiscences, son deuxième opus. Du jazz style Snarky Puppy aux volutes électros éthérées, le répertoire de cet album excitant est varié et tissé autour d’une personnalité musicale affirmée, pleinement assumée et au potentiel international. Réminiscences de Hichem Khalfa : wow. Juste wow.

L’Oumigmag – Territoires
Surprenant premier album pour le collectif L’Oumigmag. Le guitariste et compositeur Sébastien Sauvageau, entouré de ses talentueux amis musiciens (Stéphane Diamantakiou, Alex Dodier, Philippe Lussier-Baillargeon), signe un disque aux musiques imagées, capable de faire voyager l’auditeur dans ses propres territoires intérieurs. Six titres remplis de tendresse; une véritable poésie musicale.

Top 35 mi-année 2017 en musique classique.

Julie Boulianne – Alma oppressa
Alma oppressa, ce sont des airs de Vivaldi et de Haendel choisis, tout simplement, en fonction de leur beauté et de leur intensité émotive et interprétés par une Julie Boulianne tout simplement parfaite. Entre ballades teintées de mélancolie et envolées virtuoses, voilà des perles scintillantes qui prennent vie grâce à Boulianne et à l’ensemble Clavecin en concert, dirigé par Luc Beauséjour.

Matt Haimovitz – Quatuor pour la fin du temps (Messiaen)
Le violoncelliste montréalais Matt Haimovitz se joint à des musiciens polyvalents comme Geoffrey Burleson et Jonathan Crow afin de rendre hommage au chef-d’œuvre qu’est le Quatuor pour la fin du temps d’Oliver Messiaen. L’album réinvente de belle façon la manière d’aborder une œuvre moderne, riche et complexe. Tout y est porté à un summum de qualité et de perfection.

Beatrice Rana – Variations Goldberg (Bach)
Certains n’hésitent pas à octroyer à Beatrice Rana le titre de grande dame du piano, même si celle-ci n’a que 24 ans. Ses Variations Goldberg sont impressionnantes de subtilités, de liberté savamment maîtrisée et de puissance tactile, desquels émane un sentiment de plénitude sonore bienfaisant. Il s’agit d’un enregistrement épatant, un témoignage puissant de la place désormais privilégiée que la jeune femme occupe dans le monde du piano classique.

Marc-André Hamelin – Medtner / Rachmaninov
On connaît assez bien l’univers grandiose de Rachmaninov. Ses immenses mélodies, puissamment mémorables, sont jouées par le pianiste québécois Marc-André Hamelin avec panache . Mais on connaît bien moins la musique, tout aussi magnifique, de Nikolai Medtner, ami et contemporain de Rachmaninov. On découvre ici, grâce à Hamelin, un autre compositeur qui nous transporte dans des sonorités et des émotions fortes inoubliables. Pesez sur « Play » et laissez-vous transporter par un véritable tourbillon musical.

Saint-Saëns – Mélodies avec orchestre
Ce serait une erreur de limiter le génie de Camille Saint-Saëns au fameux Carnaval des animaux. Le compositeur français était un mélodiste fabuleux et un orchestrateur génial, sachant transformer toute pièce en petit voyage sonore et émotif fascinant. Le label Alpha nous offre la découverte exceptionnelle des mélodies (ou chansons, mais de forme classique) avec orchestre de Saint-Saëns. De superbes périples poétiques, évocateurs et même poignants, qui vous séduiront assurément et vous feront voir le talent de ce compositeur sous un autre jour.

Top 35 mi-année 2017 en musique du monde.

Matthieu Chedid – Lamomali
Matthieu Chedid nous a habitués à des projets d’une qualité irréprochable. Lamomali, son hommage au Mali, est arrivé comme un véritable cadeau. Un bijou de métissage où Chedid, nourri de ses nombreuses rencontres et mélodies, se fait à la fois guide et voyageur. Par son côté profondément humaniste, ses titres courts, et des textes ramenés à l’essentiel, Lamomali émeut intensément sans même recourir à la tristesse.

Fwonte – No Wanga 2
Solide mélange de hip-hop et d’afrobeat, avec une teinte de reggae, Fwonte surprend avec ce deuxième opus aux chansons habilement construites et audacieuses. Huit pièces urbaines, électros, puissantes, dansantes et énergiques à la signature musicale unique. Un disque festif et rassembleur qui s’écoute d’un seul trait.

Kobo town – Where the Galleon Sank
Un troisième disque musicalement riche et cohérent sur lequel Drew Gonsalves dépose 12 nouveaux récits engagés, teintés d’une grande ouverture sur les autres. Des musiques au savoureux mélange de calypso, de reggae et de ska, mais Gonsalves y ajoute cette fois des guitares électriques mordantes pour un album aux accents plus rock.

Vieux Farka Touré – Samba
Enregistré devant une cinquantaine d’admirateurs lors des Woodstock Sessions au studio Applehead dans l’État de New York, Samba réussit à transmettre une part de l’énergie qui a fait la marque de Vieux Farka Touré en spectacle. Hybride entre la séance en studio et la prestation devant public, ce cinquième album de Farka Touré est un disque énergique et inventif aux influences diverses et vient confirmer l’étendue du talent de celui que l’on surnomme « le Hendrix du Sahara ».

Zal Sissokho – La palabre
Aussitôt amorcé, La palabre nous plonge dans des racines millénaires, celles des griots d’Afrique de l’Ouest. Chaque pièce de ce disque est une histoire touchante, à l’image de l’interprète raffiné, sensible et profondément humaniste qu’est Zal Sissokho. Un très bel album sur lequel le Sénégalo-Québécois nous transmet ses propres références culturelles, qu’il sait marier avec celles du Québec.

Tinariwen – Elwan
Il émane de ce huitième album des rockeurs du Sahara un sentiment de réconfort face au découragement actuellement répandu. Elwan propose un amalgame de blues hypnotique, de rock et de musique traditionnelle touareg. Les percussions obsédantes ont un effet quasi anesthésiant et les guitares, elles, une force d’attraction vers le beau.

Top 35 mi-année 2017 en country et folk.

Artistes variés – Desjardins
Cet album n’est pas un hommage au sens propre, mais plutôt un grand MERCI au géant discret qu’est Richard Desjardins. Il fallait une bonne dose d’audace pour s’attaquer à son répertoire. Ici, chacun des interprètes s’est choisi un morceau qui lui sied bien et conserve son style bien à lui. La relecture des Yankees par les complices Klô Pelgag et Philippe Brach, formidable et rafraîchissante surprise qui clôt le disque, témoigne de la vivacité de la jeunesse actuelle en chanson – des héritiers Desjardins.

Canailles – Backflips
Troisième album pour la joyeuse bande de Canailles. Plus abouti que Ronds-points, le précédent, paru en 2014, Backflips propulse une bonne fois pour toutes la formation parmi les meilleurs groupes du Québec. Déjanté à souhait, ce dernier bébé de l’octuor montréalais donne plus que jamais l’envie de lâcher son fou et de faire la fête.

Beyries – Landing
Son album était attendu. Amélie Beyries n’a certes pas déçu avec ce premier opus. Landing est un disque de résilience dont les chansons enlacent et réconfortent. On passe du country au folk, alors que sur la surprenante Wondering, la musicienne y va d’instrumentations plus pop qui ne sont pas sans rappeler Feist ou Dido. Voilà le début d’une carrière qui s’annonce belle et longue.

Beyries chante Si j'étais un homme

Leif Vollebekk – Twin Solitude
Ce troisième album du natif d’Ottawa contient tous les ingrédients pour en faire un grand disque auquel on va revenir souvent. Twin Solitude est une oeuvre personnelle aux arrangements fluides, où Vollebekk laisse toute la place au piano, aux claviers et aux cordes. Les textes introspectifs débordent d’images qui font voyager tout doucement l’auditeur. Rest, dixième titre, se déploie à pleine lenteur pendant plus de huit minutes et est le plus bel exemple de la grande beauté de Twin Solitude.

top 35 mi-année 2017.

Kid Koala – Music to Draw To: Satellite
Le sixième album de DJ Kid Koala est un voyage musical fascinant de plus de 72 minutes, une formidable réalisation qui laisse la place aux expérimentations sonores du célèbre platiniste. Music to Draw To: Satellite est ce genre de proposition artistique trop rare, où le créateur arrive à émerveiller avec son univers singulier aux texture sonores riches, envoûtantes et cinématographiques.

La Carabine – Chasser ses démons
Un premier album, aux sonorités crues et sombres, pour le duo rap montréalais La Carabine. Le son de Chasser ses démons (véritable ovni musical) n’est pas sans rappeler celui des débuts des Beastie Boys et toute l’époque du milieu des années 1980. On parle du quartier Hochelaga, de skate et de politique, toujours avec une pointe d’humour. Sans prétention, mais franchement efficace.

Mardi Noir – L’oeil de la tempête
Le deuxième album du quintette montréalais offre un rock musclé et réfléchi. Les riffs de guitares électriques font valser les musiques du groupe entre les sonorités grunge et punk. L’album parvient à brasser les idées autant que le corps. Dans le genre, c’est décapant à souhait, voire joyeusement jouissif!

Timber Timbre – Sincerely, Future Pollution
Taylor Kirk et sa bande de Timber Timbre arrivent encore une fois à élever les standards de qualité avec un disque sur l’angoisse du moment, les dérives politiques et le chaos ambiant. Avec son rock recherché, expérimental et mystérieux, la formation montréalaise continue de s’imposer comme une référence sur la scène musicale mondiale.

Corridor – Supermercado
Le brillant groupe art-rock montréalais Corridor ramène son rock psychédélique, coloré et clinquant sur Supermercado, son troisième album. C’est encore une fois hyper mélodique, et avec des harmonies vocales rappelant parfois Les Sinners, le groupe enchante et séduit.

Shawn Jobin – Éléphant
Demi-finaliste des Francouvertes en 2017, le Fransaskois Shawn Jobin continue de laisser sa marque dans le paysage musical hip-hop franco-canadien. Son deuxième album complet se démarque surtout par des textes bien ficelés où l’auteur aborde des thèmes à la fois socialement engagés et personnels. Entre le rap, l’électro et la pop, Éléphant est une solide carte de visite pour découvrir cet artiste émergent.

Julien Sagot – Bleu Jane
Avec son style indéfinissable et la construction inventive de ses pièces, Julien Sagot s’impose comme une figure importante, voire influente sur la scène de la nouvelle chanson francophone. Bleu Jane repousse encore les limites de l’exploration de nouvelles sonorités et textures musicales. Un album incontournable et de loin le plus abouti de Sagot.

Catherine Leduc – Un bras de distance avec le soleil
Voyage de 38 minutes sous forme d’épopée sonore qui permet d’échapper temporairement à l’attraction terrestre, Un bras de distance avec le soleil est une expérience profonde et singulière. Avec son talent pour nous faire voir ce qui se cache à l’ombre des grandes choses, Leduc réussit à nous faire prendre conscience de la vulnérabilité humaine. Une oeuvre épatante et splendide.

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