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150e du Canada : la musique qu’on écoutait en 1867
Par
Daniel Vincent

Date de publication

27 juin 2017

Dans le Bas-Canada comme dans le Haut-Canada, la musique de fanfare et la musique militaire sont certainement les plus présentes dans la vie de tous les jours. Peu de gens assistent régulièrement à des concerts. Pour le citoyen ordinaire, la musique provient surtout de chants entendus dans son milieu de vie, dans la rue ou, s’il est chanceux, du piano d’un voisin fortuné qui s’y adonne à l’occasion.

À partir de 1800, l’industrie de l’édition musicale, déjà forte en Europe, se développe progressivement ici. Les partitions de musique deviennent de plus en plus accessibles grâce, notamment, aux quelques périodiques qui existent alors. Mais encore faut-il avoir la chance de posséder un instrument et être capable de lire la musique.

Au début du 19e siècle, la survie du milieu musical canadien est loin d’être assurée. Il est difficile, voire quasi impossible, de réunir un ensemble orchestral digne de ce nom en raison du manque de musiciens… et d’instruments! Ce n’est qu’à partir des années 1860 qu’une véritable scène musicale s’installe au Canada de manière permanente.

Cependant, lors des concerts, les programmes sont plutôt éclatés, allant d’un répertoire à l’autre, alternant musique sacrée et profane, classique et populaire. Une ouverture d’opéra de Mozart ou une symphonie de Beethoven sont le plus souvent accompagnées, lors d’une même représentation, de chansonnettes populaires.

Entre 1865 et 1867, le compositeur et pédagogue Ernest Gagnon publie par tranches, dans l’hebdomadaire de la ville de Québec Le Foyer canadien, son recueil Chansons populaires du Canada. Véritable succès, son livre sera réédité plus d’une dizaine de fois entre 1880 et 1950. À la claire fontaine, Un Canadien errant ou V’là l’bon vent ne sont que quelques exemples de titres répertoriés dans ce recueil et encore chantés de nos jours.

Fred Pellerin À la claire fontaine

Leonard CohenUn Canadien errant

Jacques Labrecque - V’là l’bon vent

À cela, il faut ajouter la musique de fanfare et la musique militaire. Certains incontournables sont très populaires au moment de la création de la Confédération. En tant que chant patriotique, Maple Leaf Forever, d’Alexander Muir, est l’un de ces airs particulièrement populaires chez les anglophones. Composé en 1867, l’air sera considéré pendant longtemps comme l’un des hymnes nationaux du Canada anglais. Toutefois, comme les paroles célèbrent les victoires de l’armée britannique dans une perspective coloniale, la popularité sera moindre chez les francophones.

Alexander Muir - Maple Leaf Forever

Avec le temps, la musique prendra de plus en plus de place dans la vie des Canadiens. Les sociétés musicales pourront s’établir et demeurer actives pendant plusieurs années. La plus ancienne d’entre elles, encore active aujourd’hui, est l’Orchestre symphonique de Québec, fondé en 1902 sous le nom de Société symphonique de Québec.

Pour vivre un concert imaginaire à Québec en 1867, visitez Place à l'opéra

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