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Classiques revisités : Beyries reprend Si j’étais un homme de Diane Tell

Date de publication

16 juin 2017

Chaque année, de nouvelles chansons sont intronisées au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (PACC). Dans le but de célébrer ces créations, parfois méconnues des plus jeunes, le PACC, ICI MUSIQUE et CBC Music font équipe et vous proposent des reprises uniques de ce qu’il est convenu d’appeler désormais des classiques. Découvrez, ou redécouvrez, Si j’étais un homme, de Diane Tell, reprise par Beyries.

Beyries chante Si j'étais un homme


Petite histoire d’une grande chanson

Si j’étais un homme a été un immense succès pour Diane Tell au Canada et en Europe en 1980 et 1981. Elle lui a permis de remporter quatre Félix ainsi qu’une certification Classique de la SOCAN.

C’est à l’âge de 19 ans que Diane Tell l’a écrite, pour le Festival de la chanson française de Spa, en Belgique, où elle représentait le Canada à la suggestion de Radio-Canada. Diane Tell se souvient : « Les participants devaient interpréter une chanson inédite. J’ai immédiatement commencé la création de deux chansons. »

Diane Tell a écrit la mélodie et les paroles de Si j’étais un homme alors qu’elle rentrait chez elle, à New York, depuis Montréal. Quelques semaines plus tard, elle la chantait pour la toute première fois en public au concours à Spa. La chanson a été bien reçue, mais tout de même éliminée. Au retour de la chanteuse à Montréal, on l’a invitée à interpréter une chanson de son choix à la télévision, et c’est Si j’étais un homme, toujours pas enregistrée, qu’elle a choisie. La réaction du public a été telle que Diane Tell a décidé d’enregistrer la pièce sans plus tarder.

Jolie ballade sophistiquée, Si j’étais un homme observe avec regret le manque de grands gestes romantiques dans les relations amoureuses. Une mélancolique mélodie au piano ouvre le bal et la chanteuse chante une métaphore sur le fait d’être capitaine de son propre bateau. Elle souhaite exprimer ses sentiments de manière extravagante, mais croit que ce n’est pas approprié et qu’elle doit faire preuve de retenue. Puis, dans le refrain, elle chante « Mais je suis femme et quand on est femme, on ne dit/fait/achète pas ces choses-là » avant de conclure « Ah! si j’étais un homme, je serais romantique ».

L’enregistrement, sur des arrangements de Carl Marsh et produit par Allan Katz, a été lancé en 45 tours (2065-442) sous étiquette Disques Pléiade (Polydor) en 1980 avec une autre pièce de Diane Tell, Marie-Jeanne, Claire et Sophie, sur la face B. En mars 1981, la pièce s’est rendue en 2e position sur les palmarès pop francophones. Diane Tell l’a évidemment incluse sur son album suivant, En flèche (Polydor 2424 217), qui a atteint le sommet des palmarès en novembre 1980. En 1981, l’album s’était écoulé à plus 100 000 exemplaires et Si j’étais un homme a été publiée sous forme de partition. Diane Tell s’est ensuite envolée vers Paris afin d’y faire la promotion de l’édition européenne de l’album sous Éditions Barclay (Dsic’ AZ 1/814) et qui proposait Je suis en amour sur sa face B. Sur la pochette de la version européenne, on pouvait lire « Diane Tell : Si j’étais un homme ».

La chanson a porté bonheur à la chanteuse jazz Emilie-Claire Barlow, qui l’a interprétée sur son album en nomination à l’ADISQ en 2015. Elle a également été interprétée par Carol Welsman ainsi que par le légendaire Jean-Pierre Ferland sur son album Chansons jalouses (avec quelques adaptations de genre dans les paroles), en plus d’avoir été entendue dans à l’émission Star académie. Francisco Garcia en a enregistré une version instrumentale sur Vive La France : 15 Famous Guitar Hits of France. La chanson a également été utilisée dans le film Chouchou et ses paroles sont étudiées par les élèves à l’école.

Le succès de l’auteure-compositrice-interprète Diane Tell ne s’est jamais démenti, tant au Québec qu’en Europe. Née Diane Fortin à Québec en 1957, l’artiste a grandi à Val-d’Or avant de s’installer à Montréal, où elle a étudié la guitare et le violon classique et jazz. Elle a entrepris sa carrière en 1974 en chantant dans les bars de la métropole avant de lancer son premier album en 1977, et a connu le succès pour la première fois avec Gilberto, pièce qui lui a valu deux Félix. Elle s’est établie en France au début des années 80. Plusieurs de ses chansons ont été sacrées Classiques de la SOCAN.

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Bon à savoir : Beyries sera en spectacle au Club Soda de Montréal le 15 septembre

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