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Le Mardi gras et ses musiques : dixieland, cajun et zydeco

Date de publication

27 févr. 2017

par Nathan LeLièvre

C’est le Mardi gras, l’ambiance est à la fête! À défaut de vous offrir le voyage en Louisiane, nous vous offrons de fêter dans le confort de votre foyer au son du jazz dixieland, de la musique des Cajuns ou du zydeco. À vous de choisir!

À l’origine, le Mardi gras était une dernière occasion pour les catholiques de faire des excès avant un rigoureux jeûne de 40 jours. Aujourd’hui, il prend différentes formes. Dans certaines régions d’Acadie, il est synonyme d’un festin de crêpes. En Australie, c’est ainsi qu’on baptise les célébrations de la fierté LGBT+. En Louisiane, et particulièrement à La Nouvelle-Orléans, c’est connu : c’est une très festive débauche!

Le jazz de La Nouvelle Orléans

Embarquez dans ce train galopant, où cuivres s'éclatent et font honneur au jazz de La Nouvelle-Orléans. Le genre fait son apparition au tournant des années 20, lorsque le ragtime, le blues et la musique locale se rencontrent pour former un joyeux mélange. Si les modes passent, le dixieland a retrouvé ses notes de noblesse dans les années 50 et, depuis, ne cesse d'inspirer des musiciens de renom.

Louis Armstrong, Sidney Bechet, Duke Ellington, Benny Goodman, Ella Fitzgerald, Kermit Ruffins, Preservation Hall Jazz Band, Blind Boys of Alabama, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.

La Nouvelle-Orléans, métropole débridée de la Lousiane, est l’emblème par excellence du Mardi gras, avec ses colliers de perles, ses défilés colorés et son jazz dixieland.

Les caractéristiques typiques du genre : un rythme généralement allant et binaire (UN-deux, UN-deux) et des harmonies assez simples (contrairement au swing, par exemple, dont les accords sont plus complexes). On y trouve à peu près toujours une trompette (ou un cornet), un trombone, une clarinette, un banjo, un tuba ou une contrebasse, une percussion quelconque, peut-être un piano, un peu d’impro de la part de chacun, et invariablement, une généreuse quantité de soul.

Le style est né au début des années 1900 d’un croisement entre le ragtime, la musique militaire, le gospel et le blues.

Vous ne pensez pas connaître pas le genre? Vous seriez surpris! Vous n’avez qu’à penser à When the Saints Go Marching In, une des œuvres les plus représentatives du dixieland.

Le Mardi gras chez les Cajuns

Ailleurs en Lousiane, Grand Dérangement oblige, on trouve de nombreux descendants d’Acadiens. Les Cadiens (ou Cajuns) célèbrent aussi le Mardi gras, mais autrement. On fabrique, par exemple, des costumes et l’on se promène à cheval en recueillant les ingrédients pour un gombo collectif servir lors d’une fête. En Acadie, on parlerait d’un « tyme »; chez les Cajuns, on parle d’un « fais do do », mais détrompez-vous : c’est tout sauf reposant!

La musique cadienne est parente avec le folklore, le country et le western par ses instruments et ses rythmes. Le violon et l'accordéon sont à l’avant-plan; la guitare et la batterie servent de bases harmonique et rythmique. Le triangle et la fameuse planche à laver complètent le tout. Vocalement, le style rappelle les complaintes traditionnelles des Acadiens. Quant aux rythmes, ils sont allants et donnent dans le binaire et la valse.


Le zydeco

Impossible de faire un voyage musical en Louisiane sans parler de zydeco. Si les frontières entre le cajun et le zydeco sont devenues plutôt perméables avec le temps, il existe une différence fondamentale entre les deux. La musique cadienne est d’abord jouée par les francophones blancs, c’est-à-dire les descendants des Acadiens déportés. Le zydeco en est un dérivé, arrivé plus tard, dans les années 1940-1950, et est joué par les Noirs créoles de la Louisiane. L’instrumentation est semblable, mais les premières influences rythmiques et harmoniques sont davantage celles du rhythm and blues.

D’où vient le nom? Selon la croyance populaire la plus répandue en Louisiane, il s’agit probablement une déformation de l’expression « les haricots sont pas salés ». La phrase est souvent reprise dans le répertoire zydeco. Au sens figuré, ça veut dire qu’on n’a pas de potins croustillants à raconter, autrement dit, que les nouvelles ne sont pas bonnes ou que les temps sont durs. Avec la liaison et l’accent créole, « les-z-haricots » seraient devenus « le zydeco ».

C’est Clifton Chenier, surnommé le roi du zydeco, qui aurait été le premier à étiqueter le genre. Vous pouvez d’ailleurs entendre l’hommage en chanson que lui rend Zachary Richard dans la liste d’écoute que nous vous proposons.

De nos jours, le zydeco se permet d’intégrer des influences du hip-hop, du rock, et même du ska et du reggae.

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