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Satie, ce coquin de l’hôtel Istria
Par
Claudia Larochelle

Date de publication

12 août 2016

Genre

« Dans l'effervescence créatrice des années 1920, l'hôtel Istria accueillit, entre autres artistes, Francis Picabia, Marcel Duchamp, Moïse Kisling, peintres, Man Ray, photographe, Kiki de Montparnasse, modèle et égérie, Erik Satie, compositeur, Rainer Maria Rilke, Tristan Tzara, Vladimir Maïakovski, poètes, et Louis Aragon qui y rejoignait Elsa Triolet. "Ne s'éteint que ce qui brilla... Lorsque tu descendais de l'hôtel Istria. Tout était différent rue Campagne-Première, en 1929 vers l'heure de midi..." - Louis Aragon (Il ne m'est Paris que d'Elsa). Association La Mémoire des Lieux. »

Voilà la plaque commémorative devant laquelle je suis tombée, en mai dernier, lors d’un séjour à Paris. L’hôtel Istria n’a à peu près pas changé, du moins c’est ce qu’on raconte, si ce n’est qu’il a été un peu revampé ici et là pour rester dans le ton accueillant, en accord avec le goût des touristes. Quoique dans les années 1920, les artistes qui figurent sur cette liste et qui s’y pointaient n’en avaient rien à faire du « ton » de l’endroit… « C’est clair qu’ils ne venaient pas seuls pour y faire la sieste entre deux petites créations. Je me demande s’ils ne seraient pas gênés de voir leur nom ainsi affiché en plein cœur de Montparnasse, ces hommes-là! », a déclaré avec un sourire la dame qui m’accompagnait rue Campagne-Première. Je n’ai pas pu m’empêcher de rire à mon tour en imaginant Satie s’y pointer en catimini, à l’insu de l’artiste peintre Suzanne Valadon. À moins que ce fût à elle qu’il donnât rendez-vous… Qu’à cela ne tienne, monsieur Satie avait beaucoup d’humour. J’imagine donc qu’en se remémorant l’hôtel Istria, il aurait fait quelques petites blagues grivoises et donné une tape sur l’épaule de Debussy ou de Stravinsky, qui respectaient son sens de l’ironie, sa dérision, et sa lucidité surtout. 

Écoutez la webradio Mélodie française : 

Mélodie française

Pure mélodie : Fauré, Hahn, Debussy, Ravel, Offenbach

Ne me chicanez point, ne me dites pas que je devrais être plus sérieuse avec la noble musique classique. J’aime raconter des anecdotes et des histoires concernant les grands, y mettre un peu d’humour ici et là, surtout en pensant à tous ces compositeurs qui ne se prenaient pas si au sérieux, du moins pas autant qu’on peut l’imaginer.

Si vous vous arrêtez à Montparnasse, que vous avez l’occasion de passer devant ce mythique hôtel Istria, où se faisaient de bien basses messes, ricanez un peu en pensant à ces gymnopédies endiablées auxquelles s’est un jour adonné un Satie qui savait apprécier les bonnes choses de la vie. L’inspiration se cultive bel et bien aussi derrière des portes closes.

Bises,

Claudia

Voici le livre dont Claudia discutera cette semaine :

Daddy Love de Joyce Carol Oates

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