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Montréal New Wave : retour sur un Québec excentrique et…  synthétique!
Par
Ariane Cipriani

Date de publication

26 avr. 2016

Localement, vous penserez à Men Without Hats ou aux chansons Pied de poule, Larmes de métal, On ne peut pas tous être pauvres… Cependant, ces succès radio ont allègrement pigé dans l’esthétique new wave d’une myriade d’artistes montréalais extravagants, qui ont ouvert le chemin pour ce courant international dont Talking Heads ou Kraftwerk sont les plus éclatants flambeaux.

Les groupes Boys du SévèreTérapi, Cham-Pang, The American Devices et Deja Voodoo, ça vous dit quelque chose? Sans oublier Heaven Seventeen, qui, séparé en deux, donnera Men Without Hats et Rational Youth, les deux formations québécoises les plus marquantes du genre.

Érik Cimon propose un cours d’histoire sur l’underground montréalais de cette époque, une période peu citée et peu célébrée, à laquelle il redonne un peu de lustre. Et la force de son film réside dans l’excellente mise en contexte de l’émergence de ce mouvement culturel.

 


Comment en arrive-t-on au new wave?

Expo 67 promettait un temps nouveau. Mais au début des années 80, le ciel du bleu Québec s’assombrit avec la déprime post-référendaire et la crise économique. Cette morosité incite certains artistes excentriques à créer en s’éloignant des guitares du folk et du rock. On se projette vers demain, on compte sur les nouvelles technologies pour accéder à la modernité. On explore les possibilités du synthétiseur analogique et son large éventail de sonorités.

Certains disent que le new wave a signé l’arrêt de mort du punk venu d’une Angleterre révoltée, destructrice, pessimiste et politiquement engagée. Pourtant, outre le son du synthétiseur qui rompt indéniablement avec le punk, les similitudes sont nombreuses entre les deux : une esthétique poussée, le sens du spectacle et de la provocation, la marginalité. 

Mais le new wave contient moins de détestation et invite à la danse. Il se vit la nuit, dans des boîtes de nuit comme le Glass ou La Polonaise (l’ancien Café Campus), où l’on exhibe nos accoutrements, coiffures et maquillages. Le courant dépasse grandement la musique : il inspire les créateurs de mode (Georges Lévesque, Parachute), l’art visuel (Zilon), la performance (Monty Cantsin), la danse moderne (La La La Human Steps), en plus de marquer fortement le vidéoclip, alors en plein essor.

Montréal New Wave - extrait #1 from Les Films du 3 mars on Vimeo.

 

Érik Cimon a scruté plus de 30 groupes et 600 chansons, anglophones et francophones, provenant, pour la plupart, d’archives personnelles qui n’ont, jusqu’ici, jamais été vues ou entendues : l’industrie n’a pas embarqué dans ce courant marginal et déstabilisant. La pop s’en est par la suite joyeusement inspirée, l’irrévérence en moins.

De nombreux genres musicaux ont suivi, populaires un moment et démodés le lendemain. La musique actuelle pige autant dans l’acoustique que dans l’électronique, et l’on y perçoit aisément l’héritage du new wave dans la pop d’artistes tels que Peter Peter, Pas Chic Chic, Misteur Valaire ou même Sunny Duval. Comme quoi les modes passent, et reviennent.

Si vous aimez le cinéma, la musique et Montréal, ne manquez pas ce voyage dans le temps, ce retour vers un futur qu’on espérait audacieux!

Montréal new wave prend l’affiche vendredi 29 avril à Montréal. 

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