Yehudi Menuhin! La simple mention de ce nom suffit pour évoquer l’image emblématique du grand violoniste et ambassadeur de la musique. Mais qu’est-ce qui explique l’universalité de cet homme, qui compte parmi les personnalités artistiques les plus admirées et médiatisées du 20e siècle?

D’abord, il y a la légende de l’enfant surdoué, puis celle du jeune adulte à l’allure princière, qui subjuguait les foules par son jeu passionné et sa sonorité unique, vibrante et pénétrante. Ensuite, il y a la longévité de sa carrière discographique : depuis ses premiers enregistrements en 1928, au moment où il n’avait pas encore 12 ans, jusqu’à 1998, un an avant sa mort, Menuhin a cumulé 70 ans d’enregistrements, ce qui fait de lui le violoniste de loin le plus enregistré de toute l’histoire! Il y a aussi l’image de l’artiste engagé et de l’humaniste, celui qui, pendant la guerre, a donné plus de 500 concerts pour les forces alliées et la Croix-Rouge, et qui n’a pas hésité, au lendemain de l’horreur, à jouer pour le public allemand, celui encore qui, plus tard, a milité pour le rapprochement entre les peuples au sein du Conseil international de la musique de l’UNESCO. Enfin, comment oublier ce musicien ouvert d’esprit et attentif aux diverses cultures musicales, le collaborateur de Ravi Shankar, de Stéphane Grappelli, de Duke Ellington ou encore de Ti-Jean Carignan? Yehudi Menuhin, c’est tout cela, et beaucoup plus encore que nous vous invitons à découvrir grâce à cet émouvant portrait réalisé en 1994 par le documentariste Bruno Monsaingeon :