Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.
Huit femmes de la musique du monde qu’il faut absolument connaître

Date de publication

07 mars 2016

Liste de lecture : Cesaria Evora, Rokia Traoré, Miriam Makeba, Lila Downs, Mercedes Sosa...

 


Malouma : la chanteuse du peuple mauritanien

Vous en connaissez beaucoup, vous, des chanteuses engagées au point de faire le saut dans l’arène politique? C’est le cas de Malouma, première auteure-compositrice-interprète élue au Sénat mauritanien en 2007, qui fait montre d’un engagement hors du commun dans ses combats pour l’égalité des genres, l’environnement et la culture. Elle a reçu le prix Femme courageuse de l’année 2015 des mains de l’ambassadeur américain Larry André, le 20 janvier dernier.

Vidéo : portrait de Malouma

 

Concha Buika : la perle noire du flamenco

Son vrai nom est Maria Concepción Balboa Buika. Espagnole d’origine équato-guinéenne (ses parents ont fui la dictature de Francisco Macías Nguema), Concha Buika a appris le chant très jeune, avec les gitans de Majorque. La classification des styles musicaux est une réalité étrangère à la grande voyageuse; celle-ci se démarque autant dans le jazz, le blues, les chants africains et même la chanson pop. Or, c’est le flamenco qui lui colle à la peau et qui a révélé au monde entier son chant bouleversant, notamment grâce au film de son ami Almodovar : La piel que habito. Dans une entrevue accordée à NPR, la chanteuse confie que le secret de sa voix réside avant tout dans sa quête insatiable de liberté, la liberté politique héritée de ses parents, mais aussi la liberté émotionnelle, psychologique et sexuelle. Pour lire l’entrevue.

Vidéo : Concha Buika chante En mi piel

 

Cesaria Evora : la diva aux pieds nus

La célèbre chanteuse du Cap-Vert avait l’habitude de chanter pieds nus, pour témoigner de son soutien aux sans-abri, femmes et enfants pauvres du pays. D’où son surnom de diva aux pieds nus. Reconnue pour avoir popularisé la morna et la coladeira, des musiques cap-verdiennes qu’elle a portées fièrement aux quatre coins du monde, elle a un chant avec une force de caractère remarquable et un grand amour de la vie, malgré la solitude et les blessures subies. Certains diront que sa voix avait le don de transformer l’adversité en triomphe, la laideur en beauté. C’était un talent exceptionnel célébré tardivement – elle a été reconnue mondialement à 50 ans – et couronné d’un Grammy en 2004 (album Voz d’amor). Elle est décédée le 17 décembre 2011, à 70 ans.

Vidéo : Cesaria Evora chante Sodade

 

Lila Downs : la Mexicaine flamboyante et engagée

À la fois chanteuse, productrice, actrice et chercheuse dans les domaines de l’ethnologie et de l’anthologie – ses travaux traitent des questions de culture et d’identité des peuples indigènes –, Lila Downs a une signature musicale tout à fait originale, qui mélange la cumbia, le jazz, le hip-hop et le rock. Un spectacle de Lila Downs est à fois exubérant, coloré, sensuel et quelque peu enragé, selon les thèmes des chansons (émigration, racisme, exploitation de son peuple). Or, la cause qui fait crier Lila encore plus fort, c’est celle des enfants, plus précisément ceux qui sont exploités dans les maquiladoras. Installées le long de la frontière mexicaine, ces usines bénéficient d’une exonération des droits de douane et emploient en majorité une main-d’œuvre bon marché, composée essentiellement de femmes et d’enfants.

Vidéo : Zapata se queda par Lila Downs


Miriam Makeba : Mama Africa

Figure d’espoir et de paix en Afrique, Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama, de son vrai nom, n’a jamais hésité à mettre son art au service de son peuple afin de dénoncer le régime de l’Apartheid, quitte à être condamnée à l’exil des décennies durant, et même à se retrouver dans la mire du FBI. L’auteure de Pata Pata n’est revenue en Afrique du Sud qu’à la libération de Nelson Mandela, en 1990. Elle est morte le 10 novembre 2008 en Italie, à 76 ans.

Vidéo : l'imparable Pata pata 

 

Mercedes Sosa : la voix de l’Amérique latine

Comme Miriam Makeba, celle que l’on appelait « la voz de Latinoamerica » a aussi payé par l’exil ses engagements politiques. Ce qui ne l’a pas empêchée, toutefois, de poser sa belle voix de contralto sur tous les continents et de vendre des millions de disques. En intégrant le mouvement Nuevo Cancionero, l’icône latino-américaine a démontré qu’il était possible d’adapter le folklore musical a priori immuable aux volontés politiques de son peuple. Autrement dit, de détourner sa poésie du passé vers les intérêts du présent. Elle est décédée le 4 octobre 2009, au terme d’une longue maladie.

Vidéo : Gracias a la via

 

Angélique Kidjo : la voix des Africaines

Loquace, débordante d’énergie et dotée d’un humour décapant, la chanteuse béninoise ne laisse personne indifférent. Chaque entrevue avec Angélique Kidjo s’avère un moment médiatique unique au cours duquel on se délecte de son habileté à défendre avec intelligence et ardeur les droits des femmes et des enfants en Afrique, puis à parler candidement de ses engagements avec des poids lourds de la musique (Peter Gabriel, Alicia Keys, Philip Glass, etc.), comme si de rien n’était. La BBC l’a nommée, en 2014, l’une des 50 personnalités qui comptent le plus pour l’Afrique et The Guardian l’a incluse dans son palmarès des 100 femmes les plus influentes au monde. Impossible de faire le tour de sa discographie ici, mais nous attirons toutefois votre attention sur Eve, paru en 2014, un album d’une richesse inouïe dédiée aux femmes d’Afrique, visant à célébrer leur beauté et leur résilience. Pour ce faire, elle avait enregistré des chorales traditionnelles au Kenya et au Bénin.

Entrevue : Angélique Kidgo présente Eve

 

Eekwol : une voix amérindienne forte et inspirante

Eekwol ne fait pas dans la musique du monde – elle est rappeuse –, mais nous avons tout de même choisi de l’inclure dans cette courte liste, car, comme celles des sept autres femmes, ses chansons sont revendicatrices et ne visent qu’une chose : propager la réalité de son peuple. Originaire de la réserve autochtone Muskoday, en Saskatchewan, Lindsay Knight, de son vrai nom, se « sert » du rap comme d’une tribune pour sensibiliser son auditoire aux crises vécues dans sa communauté, ainsi qu’à son histoire. Parallèlement à la musique, Eekwol enseigne les études indigènes à l’Université de Saskatchewan et elle est également consultante à la Saskatchewan Arts Board.

Vidéo : Eekwol interprète Too sick


Découvrez d’autres voix exceptionnelles dans la webradio Femmes du monde :

Femmes du monde

Toutes les chanteuses du monde réunies.

 

ICI votre chanson

Remplissez ce formulaire pour voter et avoir la chance de gagner un prix de participation!
Prénom
Nom
Âge
Adresse de courriel
Ville
Province
Je désire que mes informations soient conservées pour mes participations ultérieures.

Vous devez remplir tous les champs

Désolé, votre vote n'a pas été enregistré. SVP, essayez de nouveau.