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La Bolduc : turluter devant l’adversité
Par
Ariane Cipriani

Date de publication

26 févr. 2016

Si, aujourd’hui, on sourit à entendre les reels de cette femme de caractère qui chante à ses contemporains « Ça va venir, ça va venir, découragez-vous pas », il n’y avait pourtant aucune raison de fêter à l’époque. Le Québec des années 30 est pauvre, la grande crise a dépouillé les gens de tout. La Bolduc elle-même souffre de cette misère noire, jusqu’à s’exiler quelques années au Massachusetts avec ses enfants et son mari, Édouard Bolduc.

Première chansonnière du Québec et reine du folklore

Mary Rose Anna Travers apprend les rudiments de la musique grâce à son père, pêcheur anglophone de souche irlandaise. Elle quitte son petit village de Newport dans l’espoir d’une vie meilleure, s’installe à Montréal, se marie et fonde une famille.

Neuf de ses 13 enfants décèdent en bas âge. Mais malgré la pauvreté, le salon des Bolduc est accueillant, et Mary n’hésite pas à sortir son violon pour ses invités. La Bolduc passe du salon à la scène quand le musicien Conrad Gauthier l’engage aux Veillées du bon vieux temps.

On la redemande. Elle parcourt le Québec, de Montréal à Sept-Îles, avec ses propres chansons inspirées de la musique traditionnelle irlandaise et va même jusqu’à former sa propre troupe, la Troupe du bon vieux temps, dirigée par Jean Grimaldi. Plutôt moderne pour l’époque, cette femme qui subvient aux besoins de sa famille avec des revenus de tournée! Et ses spectacles pour les populations d'expression française au Massachusetts, dans le Maine et le New Hampshire lui attirent le respect et l’admiration des Franco-Américains.

 

En 1937, après un grave accident de voiture (les médecins lui découvrent aussi un cancer), la reine du folklore a des pertes de mémoire et ressent une fatigue constante. Elle peine à donner ses spectacles. Elle décède le 20 février 1941 à Montréal.

Le quotidien de la classe ouvrière à l’honneur
Exemple de courage et d’optimisme, La Bolduc a eu une carrière brève, mais oh combien moderne. Appréciée dans toutes les villes et les régions rurales où elle passait, elle maintenait le moral de la population en osant l’humour à un moment où la vie était si dure. Pour une première fois, on chantait la classe ouvrière avec le langage courant, décrivant le quotidien au ras des pâquerettes, les gestes journaliers d’une façon simple et amusante.  

Les temps ont bien changé…

L’automne prochain, la comédienne Debby Lynch-White (Unité 9) incarnera cette pionnière au grand écran, dans un film réalisé par François Bouvier (Paul à Québec). D’ici là, écoutons La Bolduc !

 

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