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Je m'appelle John... John Barry
Par
Ariane Cipriani

Date de publication

29 janv. 2016

Admiré, sollicité et oscarisé, John Barry fait sa marque avec James Bond. Mais son œuvre dépasse de loin l’univers fabuleux et fabulé de l’agent 007. Né en Angleterre en 1933, le jeune Barry passe son enfance au cinéma puisque son père dirige plusieurs salles. À 15 ans seulement, il sait déjà qu’il veut composer pour le septième art et se fait la main comme projectionniste en attendant.

Barry apprend d’abord le piano avec Francis Jackson (maître de musique de la cathédrale d’York), puis avec le jazzman Bill Russo (Stan Kenton), avant de former le John Barry Seven, qui connaît ses premiers succès à la fin des années 50, dans l’enthousiasme du rock and roll ambiant : Hit and Miss, Walk Don't Run et Black Stockings.

 


Au service de l’espion anglais et… d’Hollywood
Avec avoir composé sa première trame sonore pour le film britannique Beat Girl, il se fait repérer par Hollywood et se voit confier celle de Dr. No, le tout premier James Bond, réalisé par Terence Young. Qui de mieux qu’un compositeur britannique pour accompagner en musique l’esprit et l’humour anglais de l’espion numéro 1 de la reine? Barry réarrange le thème héroïque de Monty Norman, devenu mondialement connu.

La suite? Avec la complicité de l’auteur Don Black, Barry se charge de la bande-son de 11 films du célébrissime séducteur, jusqu’à The Living Daylight en 1987. Autant ces longs métrages sont un enchantement pour l’œil, autant les musiques de Barry rehaussent ce cinéma hollywoodien d’envergure, obéissant à des codes conventionnels mais gagnants : de grands espaces, une histoire d’amour et un héros. On dénote aussi dans ses musiques une profonde affection pour les compositeurs russes, les rythmes appuyés et la facture big band.

 


En 1969, l’artiste élabore la musique de Midnight Cowboy, incluant des chansons pop : une première dans le cinéma hollywoodien, qui fera école. Parmi ses célèbres créations, The Cotton Club, Le lion en hiver (The Lion in Winter), Souvenirs d’Afrique, Il danse avec les loups et Chaplin. En télévision, ce créateur d’ambiance fait notamment sa marque avec The Persuaders.

Au cours de sa carrière, Barry remporte cinq Oscars, le premier pour la pièce Born Free (1966), chantée par Matt Monro et reprise avec succès par Roger Williams, Andy Williams et Frank Sinatra. Dire qu’au départ, les producteurs n’en voulaient pas!

Tour à tour, les réalisateurs lui demandent de traduire et d’intensifier leurs œuvres, d’y apposer une musique épique, mélancolique, conquérante, accablée ou romantique, de faire tonitruer les cuivres et valser les violons, de garder le spectateur en alerte ou de l’émouvoir aux larmes. Jongleur de styles, sa polyvalence n’a d’égale que l’amplitude de ses compositions orchestrales et luxuriantes. Le plaisir ultime de Barry? Entrer en studio et entendre l’orchestre donner enfin vie à ses créations.

 


Barry fut aussi le premier mari de Jane Birkin dans les années 60 avant de s’établir aux États-Unis, dans l’État de New York. Déjà atteint d’Alzheimer, il meurt le 30 janvier 2011 d’une crise cardiaque, laissant sa marque glorieuse sur plus de 75 films. 

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