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Jelly Roll Morton : l’homme qui inventa le jazz
Par
Ralph Boncy

Date de publication

20 oct. 2015

Genre

Il jurait être né le 20 septembre 1885 mais son acte de baptême fixe bien sa venue au monde au 20 octobre 1890, précisément au 1443 de la rue Frenchman, près du septième commissariat de La Nouvelle-Orléans. Ironie du sort car Ferdinand Joseph Lamothe (c’est son vrai nom), est issu d’une famille « créole de couleur » comme on les surnomme à l’époque. La maison de son enfance, d’apparence riche, abrite une famille élargie et de multiples instruments de musique dont le piano, la guitare et l’harmonica.

C’est à la suite d'un séjour accidentel en prison alors qu’il n’est qu’un gamin que le petit Ferdinand découvre la musique par le chant teinté de blues des vrais taulards. La cause de son emprisonnement? Guérisseuse vaudou pour les prostituées de Storyville, sa marraine, Eulalie Hecaut, qui le trimballe partout, avait prêté le bambin à une copine qui s’est vite fait incarcérer par la police.

Bientôt l’adolescent Jelly Roll Morton (c'est son nom d'artiste) commence à jouer du piano dans les bordels florissants. Il n’a que 14 ans. Le jour où sa grand-mère découvre qu’il n’est pas du tout gardien de nuit comme il le lui a fait croire, elle pique une colère bleue et le fout à la porte illico, tout en lui jurant que cette musique du diable aura sa peau.

C’est qu’avant même le tournant du siècle, musique et débauche sont en effet indissociables dans chacune des luxueuses maisons closes du fameux Red Light District de la capitale louisianaise. En particulier au 209 Basin Street, chez Madame Hilma Butt, d’où la réputation du bouillant jeune pianiste Morton va vite dépasser les limites du quartier puis de la ville, pour étendre sa renommée à travers le monde.

Le jeune virtuose délire toutes les nuits, improvise et compose aussi des titres aujourd’hui classés dans l’immuable catégorie early jazz comme  New Orleans Blues et le fameux King Porter Stomp. Transcripteur et pionnier à part entière, il s’invente une technique, un style pianistique et donne au jazz libre un statut de musique écrite. Sa carrière connaîtra des sommets et des controverses et il sombrera dans l’oubli après la grande dépression, au début des années 30, jusqu’à sa mort en 1941, des suites d’un homicide à l’arme blanche.

 

Quoiqu’il en soit, Jelly Roll reste l’agent de liaison, l’étincelle au point de départ d’une des plus grandes aventures musicales. Une qui, sans lui, aurait un gros trou; comme un chaînon manquant.

À tort ou à raison, avec son arrogance légendaire, cet homme avait écrit sur sa carte de visite : inventeur du jazz.

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