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Quatre questions à Guillaume Martineau, un pianiste occupé et engagé  
Par
Claudia Beaumont

Date de publication

15 oct. 2015

Genre

Le 16 octobre prochain, tu participeras à l’événement artistique et socialement engagé Le temps d’une soupe à titre d’animateur du piano public pendant les repas. Comment est venue cette invitation et qu’est-ce qui te motive à participer à cet événement?

Premièrement, tout ce qui touche au concept de pianos publics m'anime énormément, et ce, depuis mes débuts. Un pianiste doit être capable de s'adapter à une grande variété d'instruments, car il ne traine pas son piano avec lui quand il donne des concerts! Bien sûr, j'adore jouer sur les Steinway de 9 pi à 200 000 $, mais j'aime aussi relever le défi de faire sonner un vieil instrument qui semble sans espoir. C'est le cas de plusieurs pianos de rue. Et puis, jouer dehors, n'est-ce pas ce que nous aimons le plus faire depuis la tendre enfance?

Aussi, n'y a-t-il pas un lien à faire entre ces pianos, qui ont pris la rue car on ne les croyait bons à rien, et ces hommes dans la rue? Comme il est magnifique de voir finalement ces pianos revitalisés par des artistes, puis de les entendre vibrer merveilleusement sous les mains des musiciens. Ne devrait-il pas y avoir des options créatives pour aider les itinérants à vibrer au sein de la communauté de la même façon? Le projet Le temps d'une soupe en est un magnifique exemple. Les organisateurs de cet événement m'avaient vu performer sur un piano public et c’est ainsi qu’ils m’ont demandé d’y participer.

Deux beaux concerts sont à ton agenda en octobre : l’un au Palais Montcalm le 17 octobre et l’autre au Centre national des arts d’Ottawa le 24 octobre. Peut-on avoir un aperçu du programme… et peut-être même une primeur?

J'ai beaucoup joué la musique de mon premier album à Montréal. C'est là qu'elle s'est forgée et qu'elle a muri avant d'être endisquée. Depuis quelque temps, j’ai commencé à jouer de nouvelles compositions dans le but de les préparer à être enregistrées sur mon deuxième album. À Québec et à Ottawa, j'ai l'impression que le public n'a pas encore entendu ma musique en concert autant qu'à Montréal. Si certains possèdent déjà mon album, ils auront le plaisir de voir que la musique en spectacle prend une dimension tout autre. C'est parfois à se demander si ce sont les mêmes pièces... ou les mêmes musiciens! J'ai donc le goût de me concentrer sur l'album Par 5 chemins pour donner la chance aux gens de l’entendre différemment. Puis, je donnerai un avant-goût du prochain album.

Le 28 octobre, tu accompagneras Stanley Péan à l’animation d’une conférence sur l’histoire du jazz au Québec, qui se tiendra au Centre culturel de Beloeil. Comment se porte le jazz en ce moment, au Québec? Qui est le public des concerts de jazz?

Sans avoir le recul d'un vieux routier du jazz, j'ai l'impression, pour mon humble part, que le jazz se porte bien au Québec ou, du moins, qu'il est en constante évolution. Premièrement, sur le plan de l'éducation, il y a de plus en plus de jazz dans les écoles, que ce soit au niveau universitaire, collégial ou même secondaire. Plus d'oreilles s'ouvrent au jazz et cela peut devenir contagieux. Puis, grâce aux communications et aux échanges qui sont si rapides de nous jours, les musiciens montréalais semblent non seulement bien au courant des nouvelles tendances, mais ils peuvent sentir qu'ils y participent. Si, au-delà des frontières, des artistes montréalais, tels qu'Arcade Fire, Patrick Watson ou Karkwa, ont pu être aussi influents, pourquoi ce ne serait pas le cas pour les musiciens de jazz? Si vous saviez à quel point il y a d’échanges entre les musiciens de la scène indie rock et ceux de jazz, vous seriez étonnés! D'un autre côté, le jazz réussit de plus en plus à se tailler une place dans le monde de la musique classique. Fini le temps où le classique était une musique d'aristocrates et le jazz, une musique de bordels! Finalement, elles sont toutes deux des musiques pour des gens curieux qui aiment goûter à la vie.

À part ça, comment se dessine ton automne? Penses-tu – ou travailles-tu – déjà à un nouvel album?

Oui, je travaille déjà sur mon deuxième album. J'y travaillais déjà avant le premier! Je vis l'heureux problème d'avoir trop de compositions. J'ai dû faire des choix pour assurer une certaine homogénéité esthétique sur le premier album. Certaines compositions n'ont pas été retenues, non pas parce qu'elles étaient moins bonnes, mais simplement parce qu'elles n'étaient pas compatibles avec les autres. Elles ont dû se battre avec les nouvelles candidates pour faire partie du prochain album et, maintenant, je crois que mes choix sont quasi faits. Actuellement, une grande partie du travail se fait en les faisant jouer et écouter par mes musiciens. Ils agissent alors en tant que stylistes, coloristes ou éclairagistes, si vous me permettez les métaphores. Un nouveau souffle apparaît et c'est ainsi que je sens que ces compositions sont vraiment vivantes et se doivent d'être enregistrées.

À découvrir : La Schubertiade des temps modernes, une émission de radio que Guillaume anime les dimanches soirs sur CIBL.

 

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