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À regarder : l’inégalable Janis Joplin (1943-1970)
Par
Ariane Cipriani

Date de publication

01 oct. 2015

 

Savait-elle à quel point elle remuait les gens, avec sa voix rocailleuse inspirée de Bessie Smith, sa manière de descendre dans les basses et de les traîner, et de nous envoyer ensuite un cri bien strident en pleine figure? Janis, emblème du rock au féminin, du bouillonnement des années 60 et de sa déchéance, avait aussi un charisme fou, du magnétisme.

Née en 1943 à Port Arthur, au Texas, elle s’intéresse vite aux arts, aux poètes de la Beat Generation, au blues, bref à tout ce qui diverge de la mentalité docile de sa ville natale.  

On sent l’urgence, chez Janis. Le soir même de son arrivée à San Francisco, à 23 ans, elle monte sur scène au Coffee and Confusion Bar.

En 1966, sa voix épate les membres du groupe Big Brother and the Holding Company, qui l’accueillent comme chanteuse.Cheap Thrills,disque charnière de l’histoire du rock, paraît en 1968 : émotion brute, musiciens fabuleux, pochette emblématique. Un des 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie selon cet ouvrage de référence paru en 2006, et un des 500 plus grands albums de tous les temps d’après le magazine Rolling Stone.

Janis est une sacrée meneuse. Cette hippie électrique laisse rapidement sa Holding Company pour avancer en solo. En 1969, le public de Woodstock est complètement soufflé par cette femme incandescente et son acid rock puissant.

Non, elle n’était pas « la plus belle pour aller danser », alors elle s’est créé son personnage avec amusement, désinvolture et outrance : chapeaux volumineux, boas colorés, bijoux extravagants. On la surnomme Pearl ou Mama cosmique.

Toute entière et brisée à la fois, Pearl chante la douleur et la liberté. Cigarette au bec, elle s’enfile du bourbon entre chaque chanson. Elle vit comme si elle sait parfaitement qu’elle s’en va dans le mur, s’enligne pour ne pas fêter ses 30 ans. Mais ç’aurait éteint toute son essence que de rester bien sage.

En septembre 1970, alors qu’elle se trouve à Los Angeles pour enregistrer l’album Pearl avec ses musiciens du Full Tilt Boogie Band, Janis meurt d’une overdose d’héroïne, à 27 ans seulement. Elle ajoute ainsi son nom au Forever 27 (Jimi Hendrix, Jim Morrison, Brian Jones, et plus tard Kurt Cobain et Amy Winehouse).

C’est Janis Joplin qui a donné envie à Diane Dufresne de sortir du moule de la chanteuse douce et d’oser le rock. C’est à elle que Jean-Marc Vallée s’intéresse maintenant, avec un projet de film mettant en vedette Amy Adams.

Car elle nous remue encore. Il n’y aura toujours qu’une seule Janis. Elle aura eu une vie brève et intense, mais fidèle à elle-même. Inégalable, oui. Inoubliable, aussi.

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