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Now This : et maintenant Gary Peacock 
Par
Ralph Boncy

Date de publication

29 juil. 2015

Genre

Jazz et zénitude

Bien qu’ayant commencé sa carrière solo vers 1962, Gary Peacock reste ce musicien créatif et absolument zen qui se situe encore à l’avant-garde du jazz. Son parcours incroyable débute par le piano et la batterie, puis passe par l’armée américaine en Allemagne. Il refait sa vie au Japon, étudie la philosophie orientale, revient aux États-Unis, apprend la biologie, enseigne et remplace entre-temps l'immuable Ron Carter chez Miles Davis avant d’accompagner plusieurs autres légendes. Bref, une existence bien remplie et un mental fort qui lui a permis de surmonter la maladie et de produire une œuvre solide, magnifique.

Gaïa ouvre l’album sur un air entraînant, à la fois mélodique et optimiste, alors que dans Shadows, la pièce suivante, plus impressionniste, l’introspection et le doute s’installent. Puis, viennent This et And Now. Cette dernière, une composition du pianiste Marc Copland, précède Esprit de muse, signée par le batteur Joey Baron. Ces deux larrons « remplacent », si l’on peut dire, Keith Jarrett et Jack DeJohnette, les acolytes qui encadraient habituellement Peacock dans le fameux Standards Trio dont il a été l’épine dorsale depuis le commencement, en 1983, et pour plus d’une vingtaine d’albums subséquents.

Il y a de l’humour dans l’air

Dans Now This, même si la musique continue d’être prise au sérieux par un trio nouveau et de haut niveau, on ressent quand même le plaisir des joueurs ainsi qu'une certaine fantaisie. Le titre de l’opus, comme un clin d’œil, suggère bien une nouvelle étape, une proposition inédite, à prendre ou à laisser… Notez que l’enregistrement, réalisé l’été dernier à Oslo, comme le veut la plus stricte tradition de la maison ECM, est aussi l’occasion d’heureuses retrouvailles pour les copains Baron et Copland, qui ont souvent fait équipe.

Chez Peacock, par contre, la sagesse et la musicalité vont de pair. On n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace. Moor et Vignette sont d’ailleurs des reprises de son propre répertoire, Christa fait le plein de tendresse et Requiem (son classique) termine l’album sur une note plus corsée.

Ce bon vieux Gary a du vécu, de l’empathie et des réflexes de cascadeur. Surtout, il n’a pas dit son dernier mot.

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