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Jon Vickers (1926-2015) : voyez le ténor interpréter Siegmund de Wagner
Par
Ariane Cipriani

Date de publication

17 juil. 2015

Genre

Samedi 18 juillet, Place à l’opéra présente Otello de Verdi avec Jon Vickers et souligne les grands moments de la carrière du ténor.

Jon Vickers dans Die Walküre de Richard Wagner

Après un long combat contre la maladie d’Alzheimer, le chanteur d'opéra canadien est décédé à 88 ans, chez lui à Toronto. On ne lui associait, avec raison, que des éloges et des superlatifs.

On surnommait Jon Vickers « le ténor de Dieu », non seulement pour sa voix exceptionnelle, mais aussi pour ses croyances chrétiennes. Il a été la référence de la scène lyrique plus de 30 ans, excellant autant comme lirico-spinto que comme Heldentenor (ténor héroïque). Seulement au Metropolitan Opera de New York, Jon Vickers a donné 277 représentations.

Jon Vickers épatait par son large registre et son timbre naturellement dramatique, certes, mais aussi parce qu’il avait une puissance vocale hors du commun tout en étant capable de nuance et de raffinement. 

En plus de sa carrure imposante et de sa forte personnalité, Jon Vickers avait cette qualité rare, le charisme, qui faisait de lui un homme de scène intense, envoûtant. Il se donnait corps et âme dans ses interprétations, véritable profession de foi.

C’est le Covent Garden de Londres qui a annoncé le décès du ténor vendredi. Jon Vickers avait toujours gardé des liens étroits avec cette maison d’opéra grâce à laquelle sa carrière avait pris un tournant spectaculaire en 1957. Il y avait interprété Un Ballo in Maschera de Verdi, Don José dans Carmen de Bizet, mais surtout, Troyens, de Berlioz, dont le rôle d’Enée a fait de lui une véritable star du monde lyrique, lui ouvrant les portes des opéras les plus prestigieux.

Il a enchaîné les rôles et, dans les années 60, a gravé sur disque des enregistrements, vite devenus des références, comme Otello et Aïda de Verdi, Fidelio de Beethoven, La Walkyrie de Wagner ou Medea de Cherubini avec Maria Callas.

Artiste exigeant, intransigeant (parfois même irascible),  Jon Vickers a veillé à ne pas se cantonner dans un seul type de rôles. Il en a cependant refusé quelques-uns par convictions religieuses.

En dehors de la scène, c’était pour sa ferme qu’il vibrait, entouré de la nature et de sa famille. Ses capacités commencent à diminuer dans les années 80, de même que ses engagements professionnels. Il chante son dernier opéra à Denver, en 1988. Les Canadiens ont ensuite l’occasion de le voir en 1998 à Montréal en tant que récitant dans Enoch Arden de Richard Strauss.  

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