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Le Festival d’Aix-en-Provence continue de rajeunir!
Par
Sylvia L'Écuyer

Date de publication

05 déc. 2015

Genre

Audacieuse, la programmation de Bernard Foccroule, qui dirige le festival depuis déjà 2007? Sans aucun doute. Et il ne s’en cache pas. Avec sa belle plume, il souligne d’ailleurs, en présentant les spectacles de 2015, que le « Festival d’Aix invite à la réflexion, à la mémoire et à l’utopie ». Au programme cette année, une nouvelle production d’Alcina de Haendel, une reprise de la légendaire production de 1991 du Midsummer Night’s Dream du Canadien Robert Carsen, la première européenne de Svabda de la Montréalaise Ana Sokolovich et l’improbable jumelage de la Iolanta de Tchaikovsky avec la Perséphone de Stravinsky, qui prennent tous deux une toute nouvelle dimension sous la gouverne d’un duo iconoclaste : le chef d’orchestre Teodor Currentzis et le metteur en scène Peter Sellars. Mémoire et utopie sont donc bien présentes. Pour la réflexion, des rencontres internationales sont proposées sur la culture et l’éducation, des rendez-vous avec le public, des rencontres professionnelles, et même des séminaires économiques.

Depuis 1998, avec la création d’une académie, des ateliers de développement professionnel axés sur la voix, la musique de chambre, la création et l’orchestre sont offerts aux jeunes artistes. On a vu longtemps le public du festival vieillir, phénomène tout à fait familier aux observateurs de manifestations de ce genre et aux directeurs de maisons d’opéra. Il faut dire que le prix des places a de quoi freiner les enthousiasmes. Mais ici, l’ouverture est de plus en plus évidente avec le préfestival Aix en juin, ouvert aux familles à prix minime, et les quelque 35 activités de l’Académie, accessibles avec un laissez-passer gratuit pour les moins de 30 ans et à 15 euros pour le grand public.

En octobre 2013, Bernard Foccroule recevait un doctorat honorifique à l’Université de Montréal. À cette occasion, il a prononcé une remarquable allocution où il invitait les nouveaux diplômés à la poursuite de l’excellence. Je suis convaincue que son discours a profondément marqué ceux qui l’ont entendu – et c’est mon cas. Mais sa visite montréalaise a aussi donné des résultats concrets, puisqu’on remarque une forte présence canadienne cette année au Festival d’Aix-en-Provence, en particulier avec Svabda et sa distribution à moitié canadienne. Je signale aussi la présence d’autres artistes de chez nous qui font une éblouissante carrière européenne et qu’on voit malheureusement trop rarement sur nos scènes : Layla Claire, Jane Archibald et Allyson McHardy.
Suivez-moi cette semaine sur Twitter et Facebook pour une série de « Portraits Aixois ».

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