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 Place à l’opéra fait place cet été à… William Shakespeare!
Par
Sylvia L'Écuyer

Date de publication

18 juin 2015

Genre

Si l’on décrit parfois la langue française comme la « langue de Molière », l’anglais est souvent surnommé la « langue de Shakespeare ». Dans cette langue, il y a une belle place pour la musique. En fait, il y a une telle abondance de citations à propos de la musique dans les drames de Shakespeare qu’on est tenté de croire qu’il était lui-même musicien. L’une des plus célèbres se trouve dans sa comédie Twelfth Night : « If music be the food of love, play on! (Si la musique est la nourriture de l’amour, Jouez!) » Les comédies, surtout, débordent d’allusions musicales et il est encore habituel aujourd’hui, comme c’était le cas au 17e siècle, de composer de la musique de scène pour les accompagner.


Ce célèbre écrivain est né en avril 1564 à Stratford-upon-Avon et est mort dans la même petite ville en 1616. Nous nous trouvons donc cette année en pleine célébration du 450e anniversaire de sa naissance ou de la commémoration du 400e anniversaire de sa mort. La célébration va largement déborder les frontières de la culture anglo-saxonne et du monde littéraire. En mai dernier, par exemple, l’Université de Saint-Étienne en France organisait le colloque Les comédies de Shakespeare à l’opéra XIXe – XXIe siècles. S’il est vrai que jusqu’en 1750, environ, les adaptations lyriques des pièces de Shakespeare étaient cantonnées dans le monde anglophone, on peut aisément constater un véritable engouement pour son théâtre sur tout le continent européen dès le début du 19e siècle. Pour Berlioz, par exemple, qui découvre ce répertoire à Paris grâce aux représentations données au Théâtre de l’Odéon par une troupe anglaise mettant en vedette l’actrice Harriett Smithson, qu’il a fini par épouser, Shakespeare représente la transgression des règles classiques, la liberté de forme et de langage, et le droit de mélanger les genres; bref, l’essence du romantisme. Et Berlioz n’est pas le seul compositeur inspiré par le grand Will : de Bellini (I Capuleti e I Montecchi, 1830) à Tomas Adès (The Tempest, 2004) en passant par Gounod (Roméo et Juliette, 1867) et Leonard Bernstein (West Side Story, 1957), la diversité est grande.


Cet été, entre les émissions de Place à l’opéra, je vais assister aux représentations données par la compagnie Bard on the Beach, une institution culturelle remarquable de Vancouver, qui propose chaque été depuis 35 ans une saison shakespearienne sous les tentes colorées du parc Vanier. Mon été sera shakespearien…. et le vôtre ?

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