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Les monologues de Cécile Doo-Kingué : Anybody listening?
Par
Ralph Boncy

Date de publication

09 mars 2015

Genre

Cameroun rock

On l’a d’abord connue comme guitariste électrique dans un mélange incendiaire de styles rock-funk-soul-reggae-bikutsi à la tête du flamboyant Dibondoko. Le groupe montréalais n’a jamais pris son essor, bien qu’il ait assuré la première partie pour sa majesté Manu Dibango au Spectrum, il y plus d'une dizaine d'années.

Un jour, Cécile en a eu marre. Elle a mis la clé sous la porte, mais après la dissolution du collectif de musique du monde, elle a décidé de prendre la parole, le micro, et d’en revenir à ses premières amours, c’est-à-dire le blues sous toutes ses formes. Puis, tant qu’à faire, la dame sort du placard avec une belle franchise, proclamant sa bisexualité dans une série de textes sensuels, salaces, provocants et souvent truculents. Une attitude qu’elle assume sur scène, soit dit en passant, et que je n'ai jamais vu pareille chez aucune autre artiste africaine ou québécoise, en l’occurrence.

Liberté, égalité, sérénité féminine

Le résultat, Freedom calling (2010), où elle joue de tout, y compris de la batterie, contient des chansons mémorables comme Lettre à personne ou Ma’s kitchen, portrait de mamas noires. Une chanteuse est née qui va prendre beaucoup d’assurance avec son prochain opus, tout en français cette fois, Gris (2012) dont on retiendra, entre autres, la très incisive Aunt Jemina et Entrer, une désarmante et sulfureuse confession qu’elle appelle un « moratoire affectif ».

Mais Cécile aime aller plus loin et toujours droit au but. Alors, à une époque où tous les musiciens ont leur studio-maison, elle s’enferme dans le sien qu’elle baptise The bedroom (sa chambre à coucher!) et enregistre, dans la solitude et cette fois sans orchestration, le premier volume de ses monologues, en anglais : Anybody listening.

Ne serait-ce que pour l’exécution de ces chansons nues et sans fioritures, ces neuf titres hop-la-vie ou décapants marqueraient déjà une date dans la discographie québécoise. Mais l’audace et la maturité des textes doivent aussi faire école. Le profilage racial, le racisme, la communauté LGBT, la fierté d’être noire, la sagesse des aînés; tous ces discours, qu’elle endosse n’avaient besoin de rien d’autre qu’un tambourin, deux ou trois micros et une bonne vieille guitare acoustique avec du vécu.

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