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Jim Doxas : le saut  sans parachute 
Par
Ralph Boncy

Date de publication

24 févr. 2015

Genre

Un pour tous

Passionné, inspiré, mais surtout travaillant et d’une humilité exemplaire, Jim Doxas n’admettra pas qu’on lui décerne le titre du meilleur batteur de jazz en ville. Pourtant, les faits sont là. On ne peut quand même pas nier qu’il est l’un des musiciens les plus recherchés dans le milieu depuis déjà plusieurs années.

Issu d’une famille éminemment musicale (son jeune frère, Chet, est aussi un saxophoniste reconnu) Jim, 35 ans, enseigne la batterie à McGill et multiplie les contrats occasionnels de même que ceux à long terme. Titulaire du trio d’Oliver Jones, il a aussi prêté main-forte, ces dernières années, à des artistes comme Dave Douglas, Steve Swallow, Marianne Trudel, Sienna Dahlen, Caroline Nadeau, Pascale Lavoie, Thomas Carbou pour leurs enregistrements.

Le tri du bon trio

Qui choisir alors, dans toute cette belle palette, au moment de fonder son propre groupe? Doxas privilégie le trio, et son choix se porte spontanément sur le solide contrebassiste Morgan Moore, un de ses compagnons de route. Pour le piano, il mise –avec raison - sur l’incroyable Paul Shrofel. En plus de son jeu plein de clarté et de nuances, celui-ci signe la plupart des compositions de cet album. Un opus à trois qui surprend dès le début par sa fantaisie, sa profondeur, sa variété et, comment dire, son ouverture, tout simplement. Le tout mû par une complicité remarquable et surtout, un sentiment de pleine liberté.

Ainsi, après les espiègleries de la pièce Melo 3, le trio y va tout en finesse avec le vieux standard My old flame, qui s’annonce avec un somptueux jeu de balais, puis enchaîne sur la caisse claire avec un titre syncopé de Wayne Shorter, Fall. L’album se termine avec une dédicace collective au regretté pianiste Jan Jarczyk, disparu l’été dernier. C’était un proche collaborateur de Doxas, à l’université comme sur la scène.

Bref, Blind leap, sans être un grand saut dans le vide abyssal, vaut bien le tour du bloc en vol plané sans parachute. Doxas y démontre sa grande souplesse, son approche mélodique et son souci du détail, et profite du foisonnement d’idées comme un vrai bon meneur. Bravo!

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