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Jean Rondeau : Imagine Bach au clavecin
Par
Frédéric Cardin

Date de publication

11 févr. 2015

Genre

Jean Rondeau, une nouvelle image du clavecin et de la musique classique en général

 

Cheveux hirsutes, assurance de jeune premier mais aussi volonté de bousculer les limites préétablies tout en s’insérant fièrement dans une longue tradition d’excellence, voilà qui peut commencer à le décrire. Il y a comme un je-ne-sais-quoi de Xavier Dolan chez lui, en plus humble peut-être. Xavier Dolan au clavecin, Imagine (!).

 

1er mouvement (Prélude) de la Suite pour luth BWV 997
1er mouvement (Prélude) de la Suite pour luth BWV 997

Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

Audio
Adagio pour clavecin BWV 968
Adagio pour clavecin BWV 968

Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

Audio

 

Il y a un souffle qui traverse de part en part cet album où le jeune artiste s’attaque à Bach, « la musique du patron », comme il dit. Il faut lire les notes du livret écrites par Rondeau en personne où il démontre non seulement sa compréhension de la musique qu’il joue, mais aussi une très soutenable, et surtout rafraîchissante, légèreté de l’être. Il est vif d’esprit, il a de l’humour et, surtout, ne manifeste aucune condescendance, ce qui correspond entièrement à son approche musicale.

 

Entrevue avec Jean Rondeau :

 

Bien entendu, tout cela serait inutile sans une proposition musicale « qui assure ». Et Rondeau le sait. Il fait tinter les cordes de son clavecin avec brillance et agilité. La prise de son d’Erato contribue aussi à l’éclat de ces lectures vivantes. Le musicien, prudent (ou fin stratège?), a cependant évité les trop hauts sommets. Ici, il s’attaque à des transcriptions de Sonates, Partitas ou autres œuvres pour luth, violon et flûte.

 

« Je pensais que le sujet des transcriptions, en picorant ici et là, ça restait abordable, comme un exercice d’apprentissage en ayant l’air de rien, sans se risquer aux gros mots et aux écueils des mers trop prestigieuses. »

 

Pas de Goldberg, ni de Clavier bien tempéré, donc, encore moins L’Art de la fugue. Rondeau se laisse le temps. En fin de compte, c’est un coup de génie parce que l’immensité de son talent dans ces jolies petites pièces ressort avec d’autant plus d’aplomb et nous incite à en vouloir plus. Bravo.

 

Vous aimerez aussi :

 

Les Soirées classiques présentent un concert de Jean Rondeau donné au Domaine Forget à l’été 2014 où il était accompagné de l’Orchestre de la Francophonie. Le mercredi 11 février à 20 h sur ICI Musique.

Françoise Davoine reçoit Jean Rondeau en entrevue le jeudi 12 février à 20 h à l'émisssion Le printemps des musiciens.

 

Frédéric Cardin

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