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Écoutez notre hommage au pianiste Aldo Ciccolini
Par
Frédéric Trudel

Date de publication

04 févr. 2015

Genre

Soirées classiques - spécial Aldo Ciccolini

émission

Audio


Aldo Ciccolini est né à Naples le 15 août 1925, quelques semaines après la disparition d’Erik Satie, compositeur qu’il a tant contribué à faire connaître.

Il n’a que 5 ans lorsque son père, le voyant fasciné par le piano de la demeure familiale, lui demande solennellement : « Tu aimes le piano, d’accord, mais serais-tu prêt à sacrifier ta vie pour la musique? » Le petit Aldo répond oui.

Entré au conservatoire de Naples dès l’âge de 9 ans, il y étudie le piano et la composition. Il fait ses débuts en 1941 sur la scène du théâtre San Carlo en interprétant le Concerto pour piano en fa mineur de Chopin. La guerre met un frein à ses rêves de carrière : son père meurt au cours des premières batailles. Le jeune Ciccolini s’engage alors dans les rangs de la Croix-Rouge internationale. Dans l’Italie de l’après-guerre, pour nourrir sa famille, il joue dans les bars. « Voilà les plus affreuses conditions imaginables, dira-t-il plus tard. Vous ne suscitez qu’indifférence. C’est une école merveilleuse, je la recommande sans hésiter! »

C’est en 1949 qu’arrive le grand jour : il remporte le premier prix du fameux Concours Long-Thibaud, à Paris. Le jour même, il apprend qu’il est engagé pour une tournée de huit mois en Amérique! Il y fera ses débuts au Carnegie Hall, avec le New York Philharmonic dirigé par Dimitri Mitropoulos.

Entre-temps, Ciccolini décide de s’établir en France. Il y rencontre ses nouveaux mentors : Marguerite Long, Alfred Cortot et Yves Nat. Il admire la culture de ce pays et ressent de profondes affinités avec la musique française. Il devient un ardent défenseur de l’œuvre de Debussy et de Ravel mais également de celle de compositeurs pour la plupart encore méconnus à l’époque, comme Erik Satie, Déodat de Séverac, Chabrier, de Castillon, Saint-Saëns. Il imprime à ce répertoire un art du toucher et une sonorité tout à fait uniques. En 1971, il adopte la citoyenneté française et devient professeur au Conservatoire de Paris, où il forme entres autres Jean-Yves Thibaudet, Nicholas Angelich et Marie-Josèphe Jude, futures stars du piano français.

Alors qu’on l’oublie presque, il effectue un incroyable retour à plus de 80 ans et enregistre sous l’étiquette La Dolce Volta, de sublimes interprétations de sonates de Mozart et de Clementi ainsi que des valses de Grieg, Chopin, Schubert, Chabrier, Sibelius et Satie. Le public redécouvre alors en lui un interprète tout en finesse, humble et racé à la fois, un pianiste au sommet de son art, l’œuvre d’une vie.

« Je me dévoue corps et âme à la musique, disait-il, c’est la seule chose qui m’intéresse. »

 


En guise d'hommage, nous vous offrons à entendre un très beau récital d’Aldo Ciccolini, enregistré en 1989 à la Salle Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal. Au programme : les Valses nobles et sentimentales ainsi que Miroirs de Maurice Ravel et le Premier livre des Préludes de Claude Debussy. Au menu également : des extraits d’une entrevue que le pianiste a accordée à Georges Nicholson pour l’émission Les Musiciens par eux-mêmes, en 1989, et un témoignage du pianiste Jean-Yves Thibaudet, ancien élève d'Aldo Ciccolini.

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