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Claudio Abbado : musicien parmi les musiciens
Par
Mario F. Paquet

Date de publication

15 janv. 2015

Genre

Le cancer de l’estomac qu’il a combattu pendant les 13 dernières années de sa vie a eu raison de lui. Si la maladie l’a forcé à interrompre ses activités, elle l’a aussi transformé intérieurement : « J’ai appris des choses nouvelles, cette interruption a été une expérience exceptionnelle qui fait que je vois et sens tout de manière différente. » À son ami Simon Rattle, il a expliqué qu’il avait l’impression d’entendre à partir de l’intérieur de son corps : « C’est comme si la perte de mon estomac m’avait donné des oreilles internes. Je ne peux exprimer à quel point ce que je ressens est extraordinaire. Et c’est aussi la musique qui m’a sauvé la vie! »

Un changement de style s’est opéré imperceptiblement vers une plus grande simplicité, une plus grande fluidité. Chacun de ses concerts est devenu un événement. Abbado a dirigé les plus grands orchestres du monde. À l’opéra, il a côtoyé les plus grands artistes lyriques. Il refusait qu’on l’appelle « Maestro ». Il prônait avant tout l’échange et l’écoute. « Écoutez-vous, répétait-il sans cesse aux musiciens, c’est le plus important. »

Sa direction était tellement profonde et, en même temps, si simple. La musique était première pour lui, comme une nourriture spirituelle.

Teresa Berganza

Toute sa vie, il a aimé travailler avec les jeunes musiciens dans les différents orchestres qu’il a fondés et dont le dernier en date, l’Orchestre Mozart de Bologne, fondé en 2004, ne lui a pas survécu.

« On n’a pas besoin d’avoir peur dans la vie, il faut croire en ce qu’on fait. »

En cette période trouble marquée par la montée des intégrismes, les replis identitaires et la peur de l’autre, Claudio Abbado, l’humaniste, vient nous rappeler que la « culture doit être considérée comme quelque chose de fondamental, de nécessaire pour gagner les batailles contre les préjugés, le racisme ou le terrorisme ».

Dans cette émission des Soirées classiques, vous entendrez la 9e symphonie (inachevée) de Bruckner enregistrée en août 2013 au Festival de Lucerne lors de sa dernière apparition publique. Vous le retrouverez aussi à la tête de l’Orchestre philharmonique de Berlin en 1967 avec une jeune soliste du nom de Martha Argerich dans un enregistrement de référence du 3e concerto de Prokofiev.

Soirées classiques - spéciale Claudia Abbado - 7 janvier 2015

émission

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