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Tango boréal : Le blues de la pampa
Par
Ralph Boncy

Date de publication

11 déc. 2014

Et si je vous disais que le 11 décembre, c’est la Journée internationale du tango? Votée par décret en 1977, peu après la chute d’Evita Perón, cette célébration nationale a rapidement trouvé des sympathisants et des adeptes un peu partout sur la planète. Pas mal pour une musique mal famée dont on dit qu’elle est née dans les bordels et les venelles des villes portuaires, à l’aube du 20e siècle!

Le bandonéoniste Denis Plante est comme l’envoyé spécial du Québec en Amérique du Sud. Explorateur de cette musique d’Argentine, il a fondé un trio hybride baptisé Tango boréal pour nous faire entendre la solitude des gauchos dans la pampa. Musique de rue, urbaine et folklorique, musique nègre, musique de passion et de nostalgie, le tango imaginé par Plante a remporté un prestigieux prix Opus en 2012. Distribué par la maison de disques ATMA, presque exclusivement consacrée à la musique classique européenne depuis 20 ans, l’album Pampa blues fait partie des exceptions de l’étiquette québécoise sans y être dépaysé le moins du monde.

 

Tango boréal est un trio. Et c’est tout ce que cela prend pour jouer du tango. Une contrebasse, une guitare et, bien sûr, un authentique bandonéon et quelqu’un qui sache vraiment s’en servir. Comme son nom l’indique, Tango boréal, c’est le Sud et le Nord. « C’est une balade à cheval de trois cow-boys, trois Canadiens errants », nous dit Plante, le compositeur, parlant avec humour au nom de ses deux acolytes David Jacques et Ian Simpson. Disons que, pour ce qui est de la musique, ils s’étaient trompés de patrie et qu’ils désirent revenir à la source.

Pampa blues est un superbe album de 16 pièces assez brèves, un enchaînement qui peut s’écouter pendant des heures. Il est rempli d’une musique parfois solennelle, mais mélodique et toujours traversée d’une indissociable nostalgie. Plante y entend le chant du cygne de son vieil instrument, un Alfred Arnold presque centenaire. Le petit bandonéon est une race en voie d’extinction parce que la production commerciale a pris fin depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Alors, vite un autre tour de piste, un dernier tango

 

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