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Lucas Santtana : Sobre noites e dias
Par
Ralph Boncy

Date de publication

08 déc. 2014

La première fois qu’on l’a entendu chez nous, c’était en 2005 sur la compilation Acoustic Brazil, de la maison de disques Putumayo, dans une bossa dépouillée et passablement émouvante intitulée Mensajem de amor (message d’amour). Depuis, les quatre premiers albums de ce jeune homme ingénieux, tous différents, voire même un brin déroutants, ont tous été accueillis là-bas, dans l’Hexagone, par une critique dithyrambique. Modèle de simplicité, ce Lucas-là est capable de nous offrir quelques pépites irrésistibles et typiquement brésiliennes comme les chansons Particulas de amor et Mariazinha morena Clara, proches du folklore et saupoudrées de modernisme. On n’est pas chez Astrud Gilberto ici, ni chez la fille d’Ipanema.

Cela dit, vous risquez de ne pas tout saisir du personnage du premier coup, mais les écoutes initiales seront du temps bien investi, croyez-moi. Au bout de quelques tours de piste, on pige le truc. Avec son côté emo et ses sonorités indie, les bidouillages électroniques pleins de fantaisie dosés au pif, à la « vas-y comme je te pousse », Santtana trimbale son spleen dans un univers délavé avec des distorsions psychédéliques. Voici qu’il ressemble plutôt à des artistes comme BettoVillares et CéU, égérie de Sao Paolo, avec lesquels il a déjà collaboré.

 

Plusieurs pièces sont chantées en anglais sur ce nouvel album, Sobre noites e dias, qui évoque l’alternance des nuits et des jours. Mais on entend aussi du portugais, des bribes d’espagnol et du bon français, une courtoisie de l’ami Féfé, rappeur invité dans Diary of a bike, ou de l’actrice Fanny Ardant, diva superbement sophistiquée dans Human times, une pièce à caractère plus cinématographique.

Affichant des influences rock, jazz et musique haïtienne dès le morceau d’ouverture avec son mantra Let the night get high, ce Santtana de Salvador de Bahia, dans la jeune quarantaine, défend très fort l’idée que tous les genres peuvent cohabiter. Mélancolie « post-tropicaliste », montagnes russes émotionnelles (c’est ce que suggère le titre d’une des chansons), poésie urbaine, guitares à cordes de nylon et échantillonnage d'orchestres à cordes, ambiances atmosphériques : tout se mélange, en effet.

Tout ceci a peut-être une explication génétique : Lucas est le neveu de l’excentrique et génial Tom Zé. Reste à savoir pourquoi il ressemble aussi à Caetano Veloso, à Arto Lindsay, à Pink Floyd ou à Gainsbourg, dans le meilleur des cas…

Alors, on l’adopte?

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