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Wayne Shorter : le langage de l’inconnu
Par
Ralph Boncy

Date de publication

04 déc. 2014

Genre

Son premier album est sorti en 1959, la même année que le mythique Kind of Blue de Miles Davis. Wayne Shorter emprunte alors plusieurs musiciens à la formation magique du célèbre musicien qu’il ira rejoindre bientôt, en remplacement de John Coltrane. Enrôlé ensuite chez les Jazz Messengers, de Art Blakey, dont il deviendra le directeur musical en 1963, ce leader fascinant signe plusieurs classiques comme Footprints ou Adam’s apple.

Au début des années 1970, il fonde l’avant-gardiste Weather Report avec Joe Zawinul, une aventure sidérale qui va bien durer 15 ans. Mais tout au long de cette carrière il n’a jamais eu de groupe à lui, avec son nom en haut de l’affiche. Jusqu’à cette rencontre miraculeuse, au début des années 2000 et la création de ce groupe adulé partout qui justifie ici le double titre du documentaire : The language of the unknown. a film about the Wayne Shorter Quartet.

Revoir Paris

C’est à l’occasion d’une visite à Paris que ce beau projet s’est concrétisé. Le concert exclusif, le 2 novembre 2012, dans la prestigieuse Salle Pleyel, est d’abord filmé dans son intégralité, tel qu’on le retrouve en bonus sur le DVD. Il est ensuite montré aux quatre musiciens qui l’écoutent et le commentent spontanément. D'autres interviennent aussi : Carolina Shorter, l’épouse du musicien, et Herby Hancock, un admirateur, ami de la famille...

Ce document est une occasion unique de découvrir Shorter, l’homme et le technicien, dans son intimité, grâce à une véritable proximité. Une exploration de son intrigante méthode zero gravity, cet exercice sans filet auquel il se livre corps et âme avec ses trois complices admiratifs : Danilo Pérez, John Patitucci et Brian Blade. Le principe est pourtant simple : la musique est un mystère, une inconnue, et on ne peut s'y préparer, ni la répéter en vue d’une performance.

Au début de chaque pièce, on assiste donc à une improvisation totale. Les notes et les rythmes sont comme des particules non identifiées qui planent dans l’espace et à travers lesquelles les quatre musiciens guettent un potentiel. Une intro devient parfois une pièce en soi, puis les conduit à un thème dont ils ébauchent quelques mesures avant de repartir, à tâtons, là où les mène l’inspiration commune. Simple, non?

Comme Ahmad Jamal et Ornette Coleman, Wayne Shorter a fêté ses 80 ans sur scène, au Théâtre Maisonneuve, grâce au Festival international de jazz de Montréal. Avec un esprit jeune et un vif désir de prendre des risques et d’explorer, l’homme répète avec l’humilité des grands philosophes : « La vie a tout pour elle. L’originalité est la seule chose que nous puissions lui offrir en échange du cadeau qu’elle nous fait »

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