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Samuel Blais et David Liebman : l'élève comme le maître
Par
Ralph Boncy

Date de publication

24 nov. 2014

Genre

Les deux saxophonistes s’appuient sur une solide section rythmique – le jeune vétéran Martin Auguste à la batterie et Morgan Moore, décidément très demandé, à la contrebasse. Ce quartette moderne, tendance hard bop et presque free jazz par moments, est tout à fait singulier. Blais joue de son alto de prédilection, mais aussi du sax baryton et du sax soprano, tandis que Liebman alterne, d’une plage à l’autre, du ténor à l’alto.

Élu Révélation Radio-Canada en 2011, Blais a aussi gagné le prix Opus du meilleur album jazz la même année pour son œuvre New angle. Brillant musicien classique, reconverti dans le jazz pendant l’adolescence, il possède son style propre et joue de manière vraiment décomplexée. Sauf qu’ici, il se mesure à David « Dave »Liebman, ex-collaborateur de Miles Davis, et son prof de maîtrise de la Manhattan School of Music à New York…

Une journée pour tout inventer

« Ce projet a vu le jour durant une semaine de tournée, en octobre 2012, avec un quatuor de saxophones. Nous avions une journée de libre… », explique simplement l’ex-étudiant de McGill.

C’est le maître qui propose d’abord le projet, de manière impromptue. Pourquoi pas? Les musiciens choisissent aussitôt ensemble le matériel, puis s’empressent de monter un groupe improvisé. Ils passeront finalement la journée au fameux Studio Piccolo, dans l’est de Montréal.

« C’est un honneur pour moi d’avoir eu la chance de vivre ce moment, et je le partage ici avec l’espoir que vous ressentirez cette énergie intense qui planait dans le studio en la présence de ce grand maître », écrit Blais.

Intense, vous dites? Le plus beau, c’est l’admiration et le respect mutuel des deux solistes qui s’entendent d’un bout à l’autre de cet enregistrement. Il y a là des parties de plaisir, une certaine fantaisie, des moments plus obscurs et des mélodies sinueuses comme Et voit le jour. Puis, il y a ce déridage plein de panache qu’ils administrent à la chanson populaire A taste of honey, qui démontre à quel point les deux musiciens sont à la fois libres et issus de la même école de pensée, malgré leur grande différence d’âge.

La fin d’un cycle ou sa perpétuation?

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