Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.
Nagano et l’OSM à Tokyo (compte-rendu de Patrick Masbourian)

Date de publication

17 oct. 2014

Genre

C’est jeudi qu’avait lieu le concert de l’Orchestre symphonique de Montréal au prestigieux Suntory Hall de Tokyo. Il s’agissait du spectacle le plus important de cette 10e tournée japonaise. Pourquoi? Parce que tous les grands orchestres du monde passent par là. C’est d’ailleurs ce que Nagano a dit à ses musiciens avant la répétition. « On est un grand orchestre, mais si l’on veut dépasser les meilleurs, il faut travailler telle et telle petite chose, alors commençons… »

La répétition a duré une heure trente, pas une seconde de plus. Je ne savais pas que le temps de travail des musiciens était à ce point calculé. Même pendant le concert, le musicothécaire de l’OSM (qui accompagne l’orchestre, parce qu’il est responsable des partitions) a un chrono dans les mains. Chaque œuvre est minutée pour des raisons statistiques, mais surtout, pour éviter les débordements. Ça coûte cher, les heures supplémentaires d’un orchestre symphonique!

À 19 h, tout le monde était en place pour le concert. C’est à ce moment que j’ai été témoin de quelque chose de très beau : l’entrée en scène de le maestro Nagano. J’étais en coulisses, près de sa loge. Il était là, debout, en train d’attendre. On a éteint les lumières de la salle, les musiciens se sont tus et le technicien a mis sa main sur la poignée de la porte. Tout le monde était prêt, mais il y a eu un flottement, une pause de quelques secondes. Nagano avait les yeux fermés. Il se concentrait. Et là, d’un coup, après une grande respiration, il est parti en trombe, il a foncé sur la porte, celle-ci s’est ouverte dans un parfait synchronisme et le tonnerre d’applaudissements a rugi. De toute beauté!

Le concert aussi était beau. Un programme essentiellement français avec La mer de Debussy, Daphnis et Chloé et le Boléro de Ravel et le concerto pour violon de Stravinsky, ce dernier interprété par Ryu Goto, soliste invité. L’orchestre a offert une prestation juste, raffinée et très dynamique, à l’image de ce répertoire. C’est d’ailleurs cette dynamique musicale qui m’a clouée sur ma chaise hier soir. En l’espace d’une fraction de seconde, l’OSM a réagi aux commandes du chef et a fait montre d’une grande maîtrise du crescendo et du decrescendo. C’était frappant sur Daphnis et Chloé qui, du coup, gagnait en intensité dramatique.

Bref, c’était du grand Nagano, pour séduire un public de mélomanes japonais venus le saluer en grand nombre après le concert. Lui, qui souhaite faire de l’OSM le grand ambassadeur musical du Québec sur la scène internationale, peut  se dire : « mission accomplie! »

- Patrick Masbourian

ICI votre chanson

Remplissez ce formulaire pour voter et avoir la chance de gagner un prix de participation!
Prénom
Nom
Âge
Adresse de courriel
Ville
Province
Je désire que mes informations soient conservées pour mes participations ultérieures.

Vous devez remplir tous les champs

Désolé, votre vote n'a pas été enregistré. SVP, essayez de nouveau.