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Rachel Therrien : Home inspiration
Par
Ralph Boncy

Date de publication

16 oct. 2014

Genre

Difficile de ne pas remarquer Rachel Therrien sur la scène montréalaise. Toujours pleine d’énergie, la Rimouskoise a multiplié les collaborations dans les domaines de la fusion et des musiques du monde avant de se concentrer sur son propre projet et d’enregistrer l’album Home inspiration. Celui-ci fait suite à On track, son premier opus prometteur, paru en 2011.

Terreaux fertiles

Des séjours prolongés à Banff, à New York et surtout à La Havane, où elle s’est perfectionnée pendant une année entière, ont laissé des traces dans son jeu et dans son écriture, comme le magnifique La Soledad, ce faux boléro à deux voix. N’empêche que ce nouveau disque est plus corsé et moins exotique que le précédent.

« Le premier album était vraiment lié à la découverte des possibilités », explique l’artiste depuis son train, en route vers les États-Unis. « Il était beaucoup inspiré de mes expériences musicales et culturelles à Cuba. Cette fois-ci, Home inspiration rappelle bien le chez-soi qui, pour moi, est, depuis plusieurs années, Montréal. Une ville chaleureuse et froide, tranquille et extrêmement vivante, pleine de contrastes qui cohabitent harmonieusement. L’image de la pochette illustre bien cette idée. Elle a été prise par Gwendal Creuer, le même artiste que j'avais rencontré par hasard à Cuba et qui avait créé la pochette de On track. »

Rachel, la boss, libre malgré les contraintes (rythmiques)

Rachel demeure très curieuse à 27 ans. Pourtant, elle recherche déjà l’aboutissement. Sa manière de diriger ce jeune quintette (ils sont tous entre la fin de la vingtaine et le début de la trentaine) mise beaucoup sur la prise de risques, l’émotion et la liberté de chacun. On se laisse porter par la vague, autrement dit. Le saxophoniste alto Benjamin Deschamps a rejoint l’année dernière le noyau stable que forment Simon Pagé à la basse, Charles Trudel et Alain Bourgeois à la batterie, qui se sait tout permis.

« Je suis une personne d'intuition, et c'est beaucoup comme ça que je fonctionne en musique, explique l’artiste avec sa franchise habituelle. Pour moi, le jazz, ce n'est pas une question de style, mais bien une philosophie de conversation entre musiciens par le biais de l'improvisation. Ce qui, dans ma musique, requiert une grande liberté. Même si, quelquefois, on y retrouve une complexité rythmique contraignante. »

Voici donc une musicienne libre, qui s'intéresse autant par la performance qu'à la composition. Généreuse, elle n’hésite pas à se défouler avec les fous du Gypsy Kumbia Orchestra, mais également à accepter de participer à des spectacles plus traditionnels avec la chanteuse de jazz Carol Welsman ou le très exigeant Michel Legrand. En résidence au Quai des brumes, rue Saint-Denis, à Montréal depuis début septembre, elle anime des soirées d’impro tous les mardis. Elle y a donc lancé son disque tout récemment, comme une enfant lance un ballon vers les nuages.

Et la voilà déjà repartie vers d’autres aventures musicales. Reviens-nous vite, Rachel! Et souviens-toi : c’est à la maison qu’on trouve l’inspiration.

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