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Adam Cohen : We go home, chez lui à Montréal
Par
Ralph Boncy

Date de publication

01 oct. 2014

Pas facile pour un auteur-compositeur et chanteur d’être le fils de Leonard Cohen. Surtout quand papa, le maître, sort son album une semaine après lui. C’est comme faire du cinéma et s’appeler Bunuel ou Coppola, ou quelque chose comme ça.

Après deux années de tournées intensives avec son « groupe de filles » - Mai Bloomfield, Geneviève Clermont, Marie Pierre Lecault et Stephanie Colerette -, Adam a estimé que les chansons écrites sur la route n’étaient pas à la hauteur.

De retour à la maison

Adam est donc revenu flâner sur le boulevard Saint-Laurent et dans les ruelles de son enfance sur le Plateau à Montréal. Poussant jusqu’au bout son retour aux sources à la recherche du noyau familial, il décide d’installer un studio dans la salle de séjour de la maison où il a grandi, là où son père a tant écrit.

Si la camaraderie et le naturel s’entendent clairement dans cet enregistrement, l’inspiration aussi est bien au rendez-vous. Un peu comme si l’on avait capturé l’esprit des lieux. Ce n’est donc pas par hasard si, dans le clip de We go home, on aperçoit le taxi devant la mythique bâtisse grise en face du parc des Portugais.

Prends ta guitare
Ramène-la dans le lit
Je n’ouvrirai les yeux
Que le lorsque la chanson sera finie

Tout baigne dans la plupart de ces 11 nouvelles chansons : une belle aisance mélodique, une sensualité continuelle pas du tout forcée, cette voix grave et sexy (cadeau de l’hérédité), mais surtout des phrases courtes et des images fortes, le plus bel héritage du paternel.

À part la chanson Uniform, qui invoque avec insistance l’engagement citoyen, Adam joue plutôt les séducteurs nonchalants et un peu bohèmes, optant pour une certaine lenteur et un ton confidentiel. Sans être un narcisse ou un dandy, il va certainement continuer de plaire à la gent féminine avec son look d’intello mal rasé.

Il faut dire que l’auteur est attachant. AC, comme il se désigne ici, entre dans la maturité. Il égrène au passage quelques vérités « cohenesques » comme « tout le monde a un peu peur de l’amour » ou « le train est toujours à l’heure; le truc c’est d’être prêt à poser tes valises » ou encore « le petit garçon devient ce que son père sait qu’il sera ». Cela explique peut-être que la photo de son fils Cassius orne la pochette. Dans le livret, on découvre Adam encore enfant en grande conversation avec son père au regard attendri. Ainsi, la boucle est bouclée.

Allez dire à qui veut l’entendre qu’Adam Cohen a trouvé sa propre voix et que plus rien ne l’en détournera.

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